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1 octobre 2018

Micronora 2018, le laboratoire de la micromécanique du futur

Micronora zoom industrie 4 0 actu octobre 18

Inauguré par Bruno Grandjean, Président de l'Alliance Industrie du Futur, le salon international des microtechniques et de la précision a attiré dans les halls d'exposition de Besançon (Doubs) tous les aficionados de ce domaine indispensable pour réaliser les produits high-tech d'aujourd'hui ou de demain. "Les 920 exposants ont mis sous la loupe, micro et nano-dimensions obligent, des solutions plus étonnantes les unes que les autres", confirme Michèle Blondeau, directeur général du salon. "Pendant quatre jours, du 25 au 28 septembre 2018, les 15 220 visiteurs venus avec leurs petites pièces dans la poche ont pu trouver les solutions idoines pour les concevoir, les fabriquer ou les contrôler."

Autant dire que les absents avaient tort comme toujours, car rien ne manquait dans l'offre présentée sur les stands, allant du logiciel de CFAO (conception et fabrication assistées par ordinateur) à la machine-outil de dernière génération en passant par les outils de coupe les plus productifs et les moyens de contrôle les plus impitoyables, la robotique coopérative et agile ou les lasers omniprésents...

Les nouvelles démarches de production, comme la fabrication additive (plastique, céramique ou métal), étaient elles aussi de la fête et les représentants de cette solution qui a le vent en poupe étaient presque cinq fois plus nombreux qu'à l'édition précédente du salon. Dorénavant les ateliers de mécanique qui veulent rester dans la course technologique doivent ajouter à leur parc de machines-outils des solutions de fabrication additive pour fabriquer de nouvelles pièces, réparer ou ajouter de nouvelles fonctions et afficher ainsi une polyvalence à toute épreuve. Complexité sans limites, économie de matière première, assemblages réalisés grâce à une seule pièce… Les avantages de la fabrication additive sont bien connus, mais à une condition près : commencer toujours ce parcours au bureau d'études. "Il faut disposer quand on est un sous-traitant de haut niveau, ce qui en micromécanique est la règle, de plusieurs technologies de fabrication pour pouvoir répondre rapidement et avec la qualité requise à des projets différents", conseille Thierry Bisiaux, président de Micronora et du groupe Cryla. Optimiste, l'industriel bisontin considère que "les produits de demain auront besoin de spécialistes de plus en plus aguerris pour être fabriqués ou entretenus, ce qui donnera un coup de fouet au marché du travail."

Véritable laboratoire de la micromécanique de demain, le salon bisontin a ainsi permis aux visiteurs d'appréhender les nouvelles frontières technologiques que visent les industriels de ce domaine pas comme les autres. Il suffit pour s'en rendre compte, de regarder les exploits des lauréats du concours des Microns et Nano d'Or 2018. Leur savoir-faire pousse les limites de l'injection plastique vers les dimensions nano, permet de manipuler et d'assembler des composants de plus en plus petits ou d'exploiter jusqu'aux dernières limites les possibilités d'un centre d'usinage pour réaliser des motifs d'une complexité jamais atteinte voire de réaliser des robots à cinématique parallèle lilliputiens ou assurer de traitements de surface nano. Ce savoir-faire étendu permet également aux machines laser d'être toujours plus polyvalentes et aux moyens de contrôle de s'adapter à ce monde minuscule.

Si Micronora a toujours été une vitrine incomparable pour découvrir toutes ces innovations étonnantes, et l'édition 2018 n'a pas fait exception à la règle, le salon est également un important agitateur d'idées. Une démarche illustrée cette année par le Zoom du salon qui a accueilli une Unité Autonome de Production (photo, source MS). Réalisé sur une idée originale de Michel Froelicher, vice-président de Micronora, l'UAP a réuni un ensemble d'équipements de conception, de fabrication (usinage et impression 3D), de marquage, de contrôle et de robotique qui a permis la production d'un ensemble plastique/métal complexe.

Un système de production dont le logiciel a été mis au point par une start-up bisontine, MC Robotics, et son créateur Mathieu Charles. "Cette installation de production démontre qu'une PME peut s'équiper à moindre frais et avec des moyens existants sur le marché pour entrer de plein pied dans la démarche Industrie 4.0", conclut Michel Froelicher. "Encore faut-il pour la maîtriser, disposer de bons spécialistes. Ce qui suppose un effort de formation considérable qui doit commencer dès maintenant. C'est à ce prix et seulement à ce prix que nous pourrions répondre à la formidable mutation du marché du travail qui est en marche et avoir assez de candidats pour les milliers d'emplois qui seront créés demain." Avis donc aux Pouvoirs publics…


3 septembre 2018

Micronora 2018
Demandez le programme !

MICRONORA visuel 2018 actu septembre

Toute la fine fleur de l'industrie microtechnique sera présente du 25 au 28 septembre 2018 prochains à Besançon. La ville franc-comtoise, fief historique du salon international des microtechniques et de la précision, a mis les petits plats dans les grands pour recevoir comme il se doit les nombreux visiteurs qui viendront des quatre coins du monde.

Edition flamboyante, Micronora 2018 s'annonce comme une des plus riches en innovations et autres développements micro et nano-technologiques. Avec un programme à l'avenant, elle ne laissera pas un moment de répit aux spécialistes qui cherchent, comme d'habitude, le mouton à cinq pattes capable de résoudre les équations techniques les plus ardues. Le salon répondra ainsi aux grandes questions du moment et des années à venir. Car il est évident que l'effervescence que connaissent l'intelligence artificielle et les nano, pour ne parler que de ces deux bouleversements majeurs, ne fera que s'amplifier dans les prochaines décennies. Un monde technologique nouveau est ainsi en train de naître et le salon bisontin s'y adapte avec brio. Ainsi, les visiteurs entreront dans le monde de l'Industrie 4.0 grâce à une animation spectaculaire d'Unité Autonome de Production en fonctionnement, présentée sur le Zoom, et découvriront également une micro-usine 4.1.

Ce concept désormais incontournable parcourra d'ailleurs, comme un véritable fil rouge les stands de constructeurs. Ces derniers proposeront un riche panel de solutions idoines pour répondre aux enjeux industriels de demain : produire plus intelligemment, plus efficace et plus flexible. S'y ajoute aussi un autre impératif essentiel, celui du développement durable. Il sera en bonne place dans l'offre microtechnique à Micronora et de nombreux exposants proposeront des outils pour produire avec une meilleure efficacité énergétique, en consommant moins de matières premières, tout en réduisant les stocks et au final, les coûts de production. Des technologies de production comme le laser, la vision, le contrôle non destructif, la robotique, l'Internet des objets, la réalité virtuelle ou augmentée ou encore l'intelligence artificielle seront omniprésents sur le salon.

La mise en place du concept Industrie 4.0 ou Usine du Futur n'est pas toutefois une démarche de tout repos. Processus de longue haleine, ce dernier nécessite une pédagogie continue et bien ciblée. Associé au salon Micronora, le Club Laser et Procédés (CLP) proposera ainsi aux visiteurs une session de conférences dédiées aux technologies laser appliquées à l'Industrie 4.0. Le Collège Français de Métrologie (CFM) consacrera ses conférences à la métrologie 4.0 au service des micromécaniques. A ne pas rater non plus les conférences consacrées au numérique dans les microtechniques et le Smart Plastics Congress qui mettront l'accent sur les nouveaux développements dans ces domaines.

En évolution constante et promises à un bel avenir, les nanotechnologies seront évidemment de la fête. De nombreuses entreprises microtechniques s'investissent dans ce domaine qui a le vent en poupe et elles pourront faire appel à l'investissement de 25 millions d'euros que le Conseil de l'innovation lui consacrera dans le cadre du plan Nano 2022…

Bonne visite à tous !


1 juin 2018

Fabrication additive : une technologie encore balbutiante

mic vign actu juin 2018

Plus nombreux qu'à l'édition précédente, les exposants spécialisés dans la fabrication additive présenteront au futur salon Micronora (25 au 28 septembre 2018 à Besançon) leurs dernières réalisations. Véritable révolution technologique, ce procédé offre de nombreux avantages, notamment dans l'industrie microtechnique. À condition toutefois qu'il soit correctement utilisé. Et que les constructeurs améliorent la fiabilité et la productivité de leurs équipements, tout en développant les outils de contrôle nécessaires pour en faire une véritable solution de production.

Bien sûr, certaines entreprises pionnières comme GE Additive, tirent déjà leur épingle du jeu et profitent des opportunités qu'offre la fabrication additive métallique. Pour la première fois dans la construction d'un moteur destiné à l'aviation civile, le constructeur américain a réussi grâce à la fabrication additive la combinaison de 855 composants individuels en seulement 12 assemblages complexes pour son Turboprop Advanced (ATP). "La fabrication additive est utilisée pour la production de plus d'un tiers des composants de ce nouveau moteur", annonce Paul Corkery, responsable du programme ATP. "Ce qui nous a permis d'alléger son poids de 5 %, d'améliorer la puissance de 10 % tout en réduisant la consommation de carburant de 20 %. Sa maintenance est plus simple et son développement a été réduit de 12 mois." Pour le spécialiste américain, "aucune technologie ne peut assurer toutes ces performances en même temps." Peut-on pour autant crier victoire ?

Plusieurs spécialistes - et pas des moindres car ils représentent des poids lourds de l'industrie comme Trumpf ou Siemens - réunis récemment lors d'une table ronde sur ce sujet au salon américain Photonics West, sont plus réservés en ce qui concerne les possibilités de la fabrication additive métallique. "Je pense que cette technologie est une réalité et qu'elle changera la fabrication industrielle, mais pas aussi vite que soutiennent certains", avertit Peter Leibinger, Chief Technology Officer (CTO) et vice-président du comité de direction du groupe Trumpf. "Nous avons eu besoin d'une trentaine d'années pour développer une technologie comme la découpe laser - un procédé relatif simple par rapport à la fabrication additive - et elle peut être toujours perfectionnée. Alors, les attentes doivent être corrélées avec le temps qui sera nécessaire pour développer des machines de fabrication additive fiables et productives. Sinon, les désillusions seront nombreuses, ce qui sera très dommageable." Pour le spécialiste allemand, "les acteurs de cette nouvelle industrie doivent mieux éduquer les utilisateurs pour qu'ils puissent tirer pleinement profit de cette technologie."

Tous les spécialistes s'accordent à dire qu'il faut mettre au point les outils capables d'indiquer ce qui se passe dans le bain de fusion métallique et ils insistent sur l'importance du contrôle métrologique. Plusieurs fournisseurs de solutions de contrôle tomographique, comme Nikon par exemple, montraient ainsi au salon Control 2018 à Stuttgart (Allemagne) la capacité de ces moyens à détecter les causes de défauts en pénétrant à l'intérieur des pièces. "Les ingénieurs doivent accorder une importance accrue aux opérations de post-traitement des pièces réalisées par fabrication additive", considère également Karsten Heuser, spécialiste de cette technologie à la division Usine Numérique de Siemens. Son conseil : "il vaut mieux choisir une machine de fabrication additive moins précise car les pièces devront de toute manière subir un processus de post-traitement." La grande majorité de spécialistes de la fabrication additive soulignent que cette technologie est trop jeune pour pouvoir s'imposer comme un standard dans les processus industriels de fabrication. "Il faut absolument mettre en place des formations dédiées pour expliquer le potentiel de cette technologie et surtout, changer la manière de penser des concepteurs", affirme le spécialiste de Siemens. "L'apport de nouveaux logiciels de simulation est essentiel pour savoir, avant la fabrication, ce qui se passe quand le laser agit sur la poudre métallique." Une démarche qui impose l'acquisition de données fiables (profondeur du bain de fusion ou sa forme, la distribution de la température, etc.) pour pouvoir valider les simulations.

Alors, quel avenir pour la fabrication additive métallique ? "Je suis à la fois pessimiste et optimiste", répond Peter Leibinger de Trumpf. "Les formations dispensées par les universités allemandes restent ainsi très classiques. Néanmoins, les jeunes qui possèdent des imprimantes 3D pour tester et fabriquer différentes pièces plastiques sont de plus en plus nombreux. Pour eux, cette technologie fait partie de leur vie de tous les jours."

 

 

Source photo : GE Additive


7 mai 2018

Micronora 2018 : numériser l'entreprise sans se ruiner

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Innovations, conférences, Zoom, concours Microns et Nano d'Or… Les visiteurs du prochain salon international des microtechniques et de la précision qui aura lieu à Besançon (Doubs) du 25 au 28 septembre 2018, n'auront pas un seul moment de répit (voir le détail du programme). "Installés sur 25 000 m2, les 850 exposants surprendront les très nombreux spécialistes venus de quatre coins du monde avec leurs solutions d'avant-garde qui répondent à une quête incessante de miniaturisation et d'intégration de fonctions complexes", confirme Michèle Blondeau, directeur général de Micronora. Le futur sera ainsi présent dès l'entrée de ce salon unique en Europe qui affichait complet en janvier 2018, soit huit mois avant son ouverture.

En effet, consacré cette année au concept Industrie 4.0, le Zoom 2018 mettra en œuvre la révolution numérique qui touchera de plein fouet toutes les entreprises. Si les grandes sociétés sont mieux munies pour répondre à cette évolution incontournable, les PME et les TPE sont confrontés à de multiples difficultés. Et risquent de rater ce tournant technologique, ce qui signifie ni plus ni moins que leur arrêt de mort. "C'est pourquoi Micronora a souhaité présenter une Unité Autonome de Production (UAP) en fonctionnement (voir l'animation), une solution économique qui est à la portée de ces entreprises pour entrer dans le monde 4.0", explique Michel Froelicher, vice-président de Micronora. Plusieurs postes (conception, usinage, contrôle, impression 3D, assemblage avec un robot collaboratif, marquage laser) seront reliés par un chariot mobile (AGV) équipé d'un bras robotisé, une configuration qui élimine les temps morts. Son secret : un logiciel superviseur qui assure la liaison avec l'Internet des objets et des services.

L'effet pédagogique de l'UAP sera très important pour de nombreux visiteurs de Micronora dont les entreprises veulent adopter le concept 4.0, mais sans se ruiner. Un défi majeur à tous points de vue (financier, formation, etc.), plus facile à affronter depuis la mise en place fin 2017 par la BEI (Banque européenne d'investissement) d'un fonds de financement de la démarche Industrie 4.0. Doté de 300 millions d'euros, il doit aider les entreprises françaises, allemandes, espagnoles et du Benelux à moderniser leur outil de production. Ce premier fond sera utilisé sous la forme de tickets de 3 à 5 millions d'euros pour permettre à 70 entreprises de sauter le pas. D'autant plus que, selon Christophe Bavière, président du directoire d'Idinvest, associé à la BEI et au Fonds européen d'investissement dans cette opération, "les PMI françaises sont dans la course".

 

 

Source photo : Micronora


3 avril 2018

L’intelligence artificielle, le nouvel eldorado

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L’intelligence artificielle ou IA pour les connaisseurs, arrive sur le devant de la scène médiatique française. Cette discipline, peu connue du grand public, doit intéresser cependant, et à double titre, toutes les entreprises. Surtout celles microtechniques qui se trouvent aux avant-postes de l’innovation. Tout d’abord parce que l’IA permettra aux solutions de production qu’elles utilisent d’aspirer un savoir-faire de plus en plus étendu et de résoudre bien des casse-têtes technologiques. Ce qui assurera des gains sensibles de productivité et une amélioration permanente de la qualité. L’IA leur permettra aussi de faire face au manque de personnel qualifié dans certains domaines de la fabrication.

Rédigé après six mois de consultations, le rapport du député LREM Cédric Villani consacré à l’IA place l’économie des données au cœur des enjeux de cette discipline d’avenir. « Les données sont la matière première de l’IA contemporaine et d’elles dépend l’émergence de nombreux usages et applications », assure le mathématicien. En effet, le spécialiste appelle toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, à s’intéresser vivement à ce sujet. Pour la simple raison que sans données, les meilleurs algorithmes ne serviront à rien. En revanche, les entreprises qui maîtrisent les données sont celles qui en tirent les plus grands bénéfices.

L’Etat semble prendre toute la mesure de ce tournant technologique d’envergure, économique avant tout car le marché de l’IA représentera en 2025 près de 8 milliards d’euros. Le discours prononcé récemment par Emmanuel Macron au Collège de France fixe les priorités du développement de la France dans ce domaine. 1,5 milliard d'euros de crédits publics seront ainsi attribués sur le quinquennat, dont près de 400 millions d'appels à projets et pour affronter avec succès les défis des innovations de rupture. Un budget de 10 milliards d’euros, financé par le Fonds pour l'innovation et l'industrie, sera mis en place en ce début d'année. Les start-up ne sont pas oubliées et devraient bénéficier de 100 millions d'euros, dont 70 millions d’euros pour celles de la « deep tech » ou l’innovation profonde.

Le Président a également appelé à une coopération européenne, et en particulier allemande, en matière d'intelligence artificielle. Les secteurs retenus comme prioritaires pour le développement de l’IA en France sont la santé, la mobilité, l’environnement et la sécurité. Le rapport souligne enfin que l’IA comme l’automatisation, voire leur mariage, engendreront « une transformation d’ampleur du marché du travail ».

La situation sera néanmoins explosive quand l’IA Forte arrivera, ce qui reste aujourd’hui une idée futuriste. Une démarche qui se base sur l’analyse d’une situation concrète (algorithme évolutionniste, système de neurones) et est à la recherche d’une réelle autonomie. Pour les chercheurs, les robots possédant une IA forte seraient dotés d’une conscience et éprouveraient des sentiments. De plus, leur raisonnement se rapprochera de celui de l’être humain. Pour l’instant aucun robot n’a jamais pu ressentir le moindre sentiment, mais ce projet évolue constamment. Cependant, certains chercheurs scientifiques considèrent qu’il faut résoudre encore plusieurs questions délicates et dépasser beaucoup d’obstacles avant l’avènement d’une intelligence semblable à la nôtre. Ce qui donne du répit au marché du travail…


2 mars 2018

Quand Petit Poucet (PME) deviendra grand (ETI)…

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La France manque cruellement d’ETI (entreprises de taille intermédiaire). Selon le rapport "ETI : taille intermédiaire, gros potentiel" publié en janvier dernier par l’Institut Montaigne, il n’y a que 5 300 ETI dans l’Hexagone. Soit 0,2 % du nombre total d’entreprises françaises. A comparer avec les 12 500 que compte l’Allemagne, les 10 500 en Grande Bretagne ou les 8 000 en Italie. Or, ce sont les ETI qui dopent la croissance et "small is beautiful" n’est pas toujours un avantage, surtout dans l’industrie où la concurrence est de plus en plus vive.

C’est en partant de cette constatation, valable également pour les entreprises microtechniques, que le gouvernement a décidé de lancer un plan d’actions pour donner plus de vigueur aux PME françaises. La future loi PACTE (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) annoncée en octobre 2017 par le ministre de l’économie Bruno Le Maire, sera ainsi présentée en Conseil de ministres le 18 avril. Elle vise la correction d’une série de disfonctionnements qui empêchent l’évolution des PME grâce à 31 mesures préconisées par une douzaine de parlementaires et chefs d’entreprises. Des actions qui ont été soumises à l’avis général et qui ont soulevé pas moins de 12 800 contributions.

Assouplissement des seuils sociaux, simplification de la transmission des entreprises, sanctions en cas de non-respect des délais de paiement, actionnariat salarié étendu… certaines mesures ne datent pas vraiment d’hier, mais elles n’ont jamais vu le jour. Plusieurs structures qui existent déjà doivent donc mettre les bouchées doubles pour accélérer la transformation des PMI en ETI. BpiFrance, par exemple.

La banque publique doit accompagner 4 000 entreprises dans quatre ans pour réussir ce saut, contre 2 000 prévues initialement. Un effort pour lequel seront alloués 300 millions d’euros, chaque entreprise participante au programme étant obligée de dépenser 40 000 euros en moyenne. BpiFrance accompagnera cette année quelques 800 entreprises et les résultats du premier plan lancé en 2015 sont encourageants. Sur les 60 entreprises qui ont participé au programme lancé par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, 25 sont devenues aujourd’hui des ETI.

Le Medef a créé lui aussi il y a quelques mois, un accélérateur des PME : le Medef Accélérateur. Cette plate-forme digitale qui a eu 6 500 visites et 650 dossiers de demande déposés en quatre mois, met en liaison des PME (moins de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires) avec des partenaires financiers. Ces derniers paient chacun 10 000 euros par an pour avoir accès à ce nouveau marché financier.

Enfin, l’association Pacte PME créée il y a dix-huit ans pour améliorer la relation entre les grands groupes et leurs sous-traitants, a mis en place en octobre 2018 le programme "Destination ETI". Ce dernier accompagne trente-cinq PME aéronautiques, ferroviaires et d’autres domaines industriels dans leurs efforts pour grandir. Le point clé de ce programme c’est le coaching du patron de la PME par un grand groupe et non pas par un consultant. C’est en parlant le même langage que le Petit Poucet deviendra plus vite, grand…

 

 

Source photo : Bpifrance


2 février 2018

La croissance économique revient

micronora actu fev18 Michel Herbelin

Il a fallu six années à l’économie française pour renouer avec le progrès économique. Selon l’Insee, la croissance du PIB a atteint 1,9% en 2017 dans l’Hexagone. Et cette année commence sous de très bons auspices, car si la Banque de France annonce une croissance de seulement 1,8%, de nombreux autres observateurs tablent sur une progression bien plus soutenue, autour de 2,3%. Les raisons de cet optimisme : la consommation bien sûr, mais surtout les investissements des entreprises qui se développeront encore plus vite. En 2017 ces investissements ont déjà affiché une progression de 4,3%. En effet, l’appareil de production français, vieillissant par rapport aux autres grands pays européens, est soumis à des tensions fortes et doit faire l’objet d’un rajeunissement rapide. Début 2018, le taux d’utilisation des capacités de production dans l’industrie est de 85,8%, soit son plus haut niveau depuis janvier 2008. Ce n’est pas d’ailleurs, le seul élément d’inquiétude pour l’évolution de l’économie française cette année, car les entreprises doivent faire face également à des difficultés de recrutement. S’ajoutent aussi d’autres facteurs de risques : l’appréciation de l’euro, la remontée du prix du pétrole, l’éclatement de bulles financières, la remontée des taux d’intérêt…

Les entreprises microtechniques s’inscrivent évidemment dans cette évolution positive de l’économie française et leur activité est tirée par la bonne tenue de leurs donneurs d’ordres. Un exemple : l’industrie horlogère connaît un regain d’activité dans son fief historique situé dans la région de Besançon. Après Lip qui s’est relancé sous la houlette de SMB, c’est au tour de la Manufacture Michel Herbelin de connaître une croissance économique forte en 2017. Originalité et innovation sont à l’origine de ces évolutions encourageantes. Le chiffre d'affaires Lip représente ainsi 10% du chiffre d'affaires de SMB (30 millions d'euros) et la marque emploie une vingtaine de personnes. Sa nouvelle montre de plongée Sous-Marinier mise en vente fin 2017 a connu un joli démarrage : les 500 premiers exemplaires sont partis en une semaine. Ses concepteurs se sont inspirés d’anciens modèles, mais ils l’ont mise au goût du jour en la dotant d’un mouvement automatique japonais qui affiche le jour en français. Même volonté d’aller de l’avant pour Herbelin, dont les montres ont été vues au poignet d’Arnaud Montebourg, ancien ministre du Redressement productif, ou à celui de Brigitte Macron. Pour fêter ses soixante-dix ans d’existence, l’entreprise de Charquemont qui emploie 80 salariés et réalise un chiffre d'affaires de 16 millions d'euros, dont la moitié à l'export, a frappé fort. Elle a sorti un modèle original en série limitée dont les 500 exemplaires se sont épuisés en un clin d’œil. Signe des temps, Herbelin propose une montre connectée qui est une version ultramoderne de son modèle phare, la Newport. La première fabriquée par un horloger français…

 

 

Source photo : Michel Herbelin


4 janvier 2018

2018, l’année Micronora !

mic visu actu janvier 2018

En dépit d’un contexte géopolitique et climatique des plus chaotiques, le développement technologique continuera cette année son chemin ascendant. Le salon international des microtechniques et de la précision, Micronora, qui aura lieu du 25 au 28 septembre 2018 à Besançon, le prouvera à tous ses visiteurs, avec des démonstrations et des solutions d’avant-garde. Comme le Zoom qui sera consacré au mariage du numérique avec les microtechniques, un concept illustré grâce à une mini usine du futur fonctionnelle.

Confrontés à des défis considérables dans toutes les industries, les entreprises microtechniques exposeront comme d’habitude au futur salon leurs dernières innovations. Des solutions indispensables pour faire fonctionner les produits de demain. Ainsi, dans moins de dix ans, la voiture autonome sera une réalité. Le cabinet Roland Berger estime dans une étude récente qu’en 2030 les robotaxis provoqueront une chute de 32 % de ventes de voitures neuves. Cet exploit ne pourra pas être matérialisé cependant, sans la mise au point de nouveaux systèmes microtechniques de surveillance et de détection.

L’industrie médicale devra faire face également à des évolutions importantes, tant en ce qui concerne les dispositifs médicaux automatisés que dans le cas des prothèses ou des médicaments ciblés. Ce qui nécessitera la mise au point de solutions microtechniques d’une autre trempe. Elles seront très utiles d’ailleurs, pour améliorer les machines de fabrication additive, de plus en plus utilisées pour fabriquer des produits complexes.

La robotique collaborative trouvera également une place plus importante dans les unités de production, pour réduire la pénibilité des opérations, améliorer la qualité et la productivité, permettre aux opérateurs de se consacrer aux tâches à plus forte valeur ajoutée (voir le dossier de Micronora Informations n°145). Objectif prioritaire, l’intégration numérique des usines est en marche. Un moyen indispensable pour mieux contrôler l’avalanche de données fournies par les différents systèmes informatiques mis en œuvre au fil des ans par les industriels. Cela permettra aux utilisateurs de disposer de l’information idoine au bon moment, avec en prime, la possibilité d’y accéder à distance. Cela ne pourra pas se faire bien sûr, sans une injection de plus en plus forte d’intelligence artificielle.

Une évolution qui s’accompagne d’une question lancinante : les hommes, même "augmentés", seront-ils dépassés par les machines intelligentes ? Vous trouverez peut-être la réponse dans l’essai "Super Intelligence" de Nick Bostrom, publié récemment aux éditions Dunod. Où dans la série télévisée "Black Mirror" dont une nouvelle saison a commencé sur la chaîne de service vidéo à la demande Netflix. Elle démontre que les nouvelles technologies doivent être contrôlées pour ne pas nous plonger dans un monde cauchemardesque. À réfléchir…

Bonne et heureuse année 2018 à toutes et à tous !

 

 

Source photo : France Stratégies


2 novembre 2017

La dictature du temps réel

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Les entreprises microtechniques, comme toutes les entreprises d’ailleurs, sont confrontées à des défis, souvent contradictoires. Elles doivent produire toujours plus, mais par petits lots, des produits personnalisés, avec une qualité proche de la perfection et des coûts en baisse permanente. Ce qui s’apparente à la quadrature du cercle et leur impose une connaissance parfaite de l’état du système de production. Autrement dit, elles sont soumises à la dictature du temps réel. Que produisent les machines, comment se déroule le processus de fabrication, quand interviendra un incident qui arrêtera la production ?

Toutes ces questions taraudent jour et nuit les responsables de production qui doivent y répondre en temps utile. La technologie vient à leur secours. Aujourd’hui accéder à des informations de production tous azimuts et piloter la production à distance via des réseaux sécurisés devient possible avec les nouveaux moyens de communication, smartphones et autres tablettes. Même les constructeurs de machines-outils s’en inspirent pour mettre au point des interfaces plus simples, plus efficaces.

Lauréate du prix Automatisation/Industrie 4.0 à l'EMO 2017 à Hanovre (Allemagne), la commande numérique DATRON next du constructeur de machines-outils d’usinage à grande vitesse (UGV) éponyme n’a rien à envier aux smartphones. Son secret : l’association d’une interface tactile à une caméra et un palpeur 3D (capteur XYZ) qui permet de paramétrer rapidement et simplement tous les usinages.

L’association d’une tablette avec un système d’analyse en temps réel de données est en pointe de mire des acteurs importants du monde industriel. Apple annonce ainsi un accord avec General Electric (GE) pour fournir aux usines des solutions qui permettent le pilotage d’une ligne de fabrication avec un iPad. Les deux partenaires proposeront un kit de développement d’applications mobiles tournant sur iOS. Les informations seront fournies par la plateforme Predix de GE qui gère les objets connectés dans les usines et est capable d’analyser en temps réel des données multiples.

D’autres grands acteurs industriels comme Siemens, Dassault Systèmes ou Bosch proposent ou développent des solutions similaires. D’abord baptisé Cloud for industry, en 2015, puis MindSphere, la plate-forme de Siemens offre les bénéfices du big data à l’industrie. Grâce à des applications mobiles et des services numériques, elle doit permettre l’enregistrement, le traitement et l’analyse des énormes volumes d’informations générés sur un site de production. L’intégration des données des systèmes de production dans des applications ouvre en effet la voie à l’amélioration sensible des performances. L'ordinateur industriel qui permet de collecter les données issues du terrain et de les transmettre de manière chiffrée au cloud est l'un des produits de Siemens qui s'intègre dans cette offre. L’usine connectée est désormais en marche…

 

 

Source photo : Datron


3 octobre 2017

La fabrication automobile, à la croisée des chemins

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Les bouleversements que connaît la construction automobile et qui s’accentueront dans les années à venir intéressent au plus haut point les entreprises microtechniques qui travaillent dans ce domaine. En effet, tous les constructeurs annoncent une stratégie "zéro émission". Ainsi BMW veut électrifier d’ici à 2025 pas moins de 25 modèles de sa gamme, tandis que le constructeur britannique Jaguar Land Rover prévoit que tous ses nouveaux modèles auront une version électrique dès 2020. Volvo va plus loin : dès 2019 le constructeur suédois ne lancera plus de voiture équipée seulement de moteurs thermiques. La mort annoncée du diesel et l’avènement de la voiture hybride, en attendant la prééminence d’une solution entièrement électrique et la disparition pure et simple du moteur thermique, représentent à la fois une opportunité et un défi pour les industries microtechniques. Une opportunité car ces évolutions nécessiteront sans doute plus de produits microtechniques pour pouvoir contrôler ces solution hybrides et électriques. Sans oublier l’arrivée probable d’autres formes d’alimentation, comme la pile à combustible par exemple, qui nécessiteront elles aussi de multiples produits microtechniques. Selon les experts d’UBS qui ont analysé une voiture électrique Chevrolet Bolt EV, la mécanique est beaucoup moins complexe, avec six fois moins de pièces que dans une voiture à moteur thermique. En revanche, l’électronique pèse beaucoup plus et se taille la part du lion dans la construction de cette voiture.

L’avènement de nouvelles formes de motorisation est en même temps un défi majeur pour les industries microtechniques présentes sur le marché automobile. Les motorisations électriques nécessitent moins de pièces et celles-ci sont majoritairement des pièces de rotation. Autant dire que les machines-outils qui travaillent par tournage seront beaucoup plus nombreuses dans les ateliers que les centres d’usinage. Il faudra donc transformer complètement l’outil de production et orienter différemment les investissements. Enfin, les services de recherche et développement doivent aussi s’orienter vers les solutions capables de répondre à ces nouvelles solutions automobiles. Ce qui représente un défi de taille pour les entreprises microtechniques qui sont dans leur grande majorité des PME. Quoi qu’il en soit, il ne faut absolument pas rater ce virage technologique, sous peine d’être complétement éliminé de la course. Les visiteurs du prochain salon Micronora qui aura lieu du 25 au 28 septembre 2018 à Besançon (Doubs) pourront apprécier si les exposants spécialisés dans la fabrication automobile ont bien reçu ce message…

 

 

Photo : L’intérieur de la Chevrolet Bolt EV. (Source : Chevrolet)


1er septembre 2017

L’industrie microtechnique, à la conquête de nouveaux territoires…

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Le climat des affaires en France connaît depuis le début de l’année une embellie constante et, signe qui ne trompe pas, la confiance des chefs d’entreprises dans l’économie s’améliore. En août 2017, pour le quatrième mois consécutif, cet indice de confiance a atteint selon des données publiées par l'INSEE, un niveau sans précédent depuis avril 2011. Calculé à partir des réponses des chefs d'entreprises interrogés dans le cadre d'une enquête mensuelle, cet indice a gagné un point pour atteindre 109. Soit cinq points de plus depuis janvier. La hausse la plus spectaculaire a été enregistrée dans l’industrie où ce chiffre s'est élevé de trois points en août pour atteindre son niveau le plus haut en dix ans. L’évolution de la croissance de l’industrie manufacturière dans la zone euro est sur une pente ascendante également. Ce qui résulte d’une estimation des indices des directeurs d’achats réalisée par IHS-Markit, un chiffre qui s’est hissé à 58,1 points en août 2017, contre 56,5 points le mois précédent.

L’industrie microtechnique, omniprésente dans les principaux secteurs de l’économie, profite de cette tendance et améliore elle aussi, ses résultats. Une évolution qui encourage les entreprises spécialisées à aller de l’avant et à se préparer activement à conquérir de nouveaux territoires, technologiques évidemment. Voitures autonomes, avions sans pilote, dispositifs médicaux de plus en plus robotisés, microsatellites, des drones qui trouvent leurs places dans de nombreuses applications, médicaments miniaturisés, fabrication additive industrielle, robotisation des activités diverses et variées (comme le stationnement dans les parkings des aéroports, par exemple), le boom des objets connectés...

Les bouleversements qui s’annoncent révolutionneront la vie et le travail de chacun. Cependant, aucun de ces miracles technologiques ne peut et ne pourra pas être accompli sans faire appel aux solutions micro et nano-techniques. Des capteurs de plus en plus miniaturisés et très efficaces aux solutions industrielles numériques et automatisées, les champs d’innovation des entreprises microtechniques sont quasi infinis. La numérisation de leurs usines est en cours et les solutions pour des applications de plus en plus sophistiquées sont au rendez-vous, comme le démontre les articles du magazine Micronora Informations (à lire ainsi le numéro de septembre, MI 144). Et la prochaine édition du salon Micronora qui aura lieu du 25 au 28 septembre 2018 à Besançon (Doubs) sera comme d’habitude une bonne occasion pour découvrir les derniers développements nano et micro-technologiques…

 

 

Source photo : Air Liquide, Suez, CEA


6 juin 2017

Vive l’industrie !

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Pour la première fois depuis longtemps, les plus hautes fonctions de l’Etat sont occupées par des personnalités qui connaissent bien le monde de l’entreprise. N’oublions pas que le nouveau Président de la République, Emmanuel Macron, nous a fait l’honneur d’inaugurer l’édition 2016 du salon Micronora. Avec un discours qui démontrait une fine connaissance de l’industrie en général, et de celle des microtechniques en particulier. Tous ces responsables sont convaincus que la France a besoin d’une industrie compétitive. Bien sûr, les chiffres démontrent que la situation s’est améliorée : les marges des entreprises se sont reconstituées et les perspectives d’investissement industriel sont nettement positives. Il reste cependant, beaucoup de pain sur la planche pour assurer un retour à la compétitivité satisfaisant de notre industrie par rapport à des concurrents très vivaces. "Le retour à la compétitivité est une œuvre de longue haleine qui suppose beaucoup de persévérance et de continuité", expliquait Louis Gallois, président de La Fabrique de l’industrie, dans les colonnes du journal Les Echos. Pour ce capitaine de l’industrie, qui sait de quoi il parle, "trois leviers devront être mobilisés en même temps : l’investissement, l’innovation et la formation."

En effet, toutes les études sont formelles : la situation de l’appareil industriel français, qui accuse un retard sensible en matière d’installation de machines à commandes numériques et de robotisation par rapport à celui d’autres pays avancés comme l’Allemagne, est très pénalisante pour la compétitivité. Il faut donc prendre toutes les mesures nécessaires pour encourager l’investissement industriel. Les entreprises doivent également, surtout les PME, s’engager résolument dans la révolution numérique. Ce qui assurera une meilleure gestion et améliorera la fabrication dans son ensemble, tout en permettant de produire des petits lots de pièces personnalisées.

Il faut aussi continuer à innover, et sans doute toujours plus. Car c’est un des moyens essentiels pour monter en gamme et se différencier de ses concurrents. "La France dispose (dans ce domaine) d’outils puissants de soutien : crédit d’impôt recherche qu’il faut sanctuariser, programme des investissements d’avenir, bpifrance… Une meilleure articulation dans la mise en œuvre de ces instruments multiplierait leur puissance", conseille Louis Galois. Enfin, rien ne pourra être fait sans un effort de formation puissant et cohérent. Pour corriger par exemple, les nombreux défauts, bien connus cependant, de la formation continue. Prenons ainsi la multiplication sans contrôle des organismes de formation apparus comme les champignons après la pluie mais sans aucune garantie de qualité, pour mesurer l’ampleur du changement.

Pour réussir dans ces trois voies royales il faut une volonté sans faille des acteurs concernés : les entreprises, les syndicats et l’Etat devront trouver un terrain d’entente. L’exemple du succès de l’industrie allemande qui tire sa sève de ce partenariat, doit les encourager à dialoguer. Vite et bien…

 

 

Source photo : EMAG


2 mai 2017

Les nouveaux enjeux de la microélectronique

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Organisme emblématique de la recherche appliquée française dans le domaine de la microélectronique, le Leti, institut de CEA Tech, fête cette année ses cinquante années d’existence. Une belle occasion pour passer en revue les réalisations d’exception de cette véritable "ruche" de l’innovation dans laquelle s’activent pas moins de 1 900 chercheurs de haut niveau. Création de 60 start-up, 330 partenaires industriels dont 40 % sont des PME et des TPE, 700 publications par an, 2 760 brevets déposés... le bilan du Leti se passe de commentaire. Ses compétences sont vastes et vont de la réalisation d’un circuit de 1 000 transistors (technologie 5 micromètres) en 1972 à la technologie FDSOI (Fully depleted Silicon on Insulator) qui révolutionne aujourd’hui la microélectronique. Mais aussi la détection infrarouge et, demain, la technologie d’intégration Coolcube. "Nos équipes savent faire des objets petits, intelligents, communiquant, sûrs et consommant peu", précise Marie-Noëlle Séméria, directrice du Leti. "A l’esprit pionnier qui a toujours animé nos activités, s’ajoute une autre force hors du commun : la capacité de rassembler une grande diversité de technologies." CMOS, capteurs, communications, packaging et intégration 3D, électronique de puissance, imagerie, circuits intégrés, architectures spécifiques, fusion de données… le Leti est sur tous les fronts de la microélectronique.

Au cœur de cette organisation puissante, se trouve la salle blanche de 8 500 m2 qui fédère l’ensemble des équipes et des plateformes. "Un creuset unique au monde qui permet de construire avec nos partenaires toutes la chaîne de valeur d’un projet, jusqu’au stade de la pré-industrialisation", remarque la responsable du Leti. "En électronique de puissance par exemple, nous sommes capables d’aller de la puce au véhicule." Avec des résultats qui se matérialisent dans les nombreuses start-up qui ont été mises sur les rails pendant ses 50 années d’existence du Leti. Comme Arnano par exemple, qui présentait à Micronora 2016 ses compétences dans le domaine des nanotechnologies avec la Nanoforme, une solution d’archivage en images à durée quasi infinie. Développée avec le Leti, cette dernière reproduit à l’échelle microscopique des milliers de documents numériques en images sur un disque exploitable pendant des siècles. En effet, le support de base de ce disque est le saphir synthétique, deuxième matériau le plus dur au monde après le diamant. La Nanoforme résiste ainsi à des multiples agressions et permet de stocker pendant de longues années 10 000 pages A4 ou 10 000 photos. Une technologie qui est utilisée également pour décorer des composants horlogers ou encore des accessoires de mode.

D’ailleurs, l’aventure technologique du Leti n’est pas prête de s’arrêter et elle se prépare à affronter avec brio de nouveaux défis. "Nous ciblons les domaines en transformation dans lesquels l’innovation technologique permettra aux entreprises françaises de se démarquer de leurs concurrents", affirme Marie-Noëlle Séméria. Internet des objets (IoT) et les technologies de communication 5G, les capteurs intelligents pour l’automobile, les algorithmes de fusion de données, les composants de puissance GaN, les solutions matérielles sécurisées, la santé connectée, les data centers et le calcul haute performance… Les chercheurs du Leti et leurs partenaires ne manquent pas de pain sur la planche…

 

 

Source photo : Arnano


6 avril 2017

Fabrication additive : vers des systèmes de CFAO dédiés

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La fabrication couche par couche de pièces métalliques enregistre des progrès considérables vers la mise en œuvre des véritables solutions industrielles. Il reste cependant beaucoup de pain sur la planche des constructeurs de machines. Une des principales faiblesses de l’offre est l’absence de logiciels de conception et de fabrication assistée par ordinateur (CFAO) dédiés à ce type d’applications. En effet, très adapté à la fabrication de pièces complexes, ce procédé s’applique à merveille aux nouvelles conceptions. Il faut donc remonter au bureau d’études pour tirer tous les bénéfices de ces solutions et disposer d’une chaîne numérique complète, avec une FAO (fabrication assistée par ordinateur) adaptée. Ce qui élimine le recours aux fichiers STL (STereoLithography). Plusieurs développements en cours visent cet objectif prioritaire pour mieux exploiter le potentiel de la fabrication additive.

 

Siemens collabore avec Trumpf pour développer une solution logicielle adaptée à la conception et à la préparation 3D de pièces métalliques pour leur fabrication additive. L’objectif c’est d’intégrer le système de CFAO NX de Siemens avec les machines de fusion métallique (LMF ou laser metal fusion) de Trumpf. "Cette solution globale offrira aux utilisateurs un processus de fabrication fiable grâce à la mise en œuvre de modèles de production intelligents dans toutes les phases de la production", explique Tony Hemmelgarn, président de Siemens PLM Software. Responsable de la division Laser de Trumpf, Peter Leibinger insiste quant à lui, sur l’intérêt de cette démarche pour les industriels. "C’est un développement décisif pour faire de la fabrication additive une vraie solution pour les applications industrielles", remarque le responsable de Trumpf. "Il assurera une interaction parfaite entre les machines et les logiciels."

 

Même objectif pour Missler Software qui a décidé de s’allier avec le Cirtes (Centre européen de développement rapide de produit). Objectif : la mise au point d’une offre basée sur le logiciel Top’Solid du premier et dédiée au procédé de fabrication additive Stratoconception du second. Le projet C-FAST (Conception pour la Fabrication Additive par Stratoconception sous TopSolid) engagera 4,3 millions d’euros sur trois ans. Il est financé à hauteur de plus de 2,2 millions d’euros par le Programme d’investissements d’avenir, piloté par le Commissariat Général à l’Investissement (CGI) et opéré par Bpifrance. "Le projet mettra en œuvre une chaine numérique unifiée allant de la conception au contrôle final dans les applications de fabrication additive Stratoconception", explique Christian Arber, pdg de Missler Software. "Il proposera des stations automatiques autonomes dédiées ou l’amélioration de machines existantes grâce à l’intégration de briques logicielles et matérielles ainsi qu’à l’adaptation d’un kit de robotisation."

 

Rappelons que le procédé Stratoconception du Cirtes permet de réaliser des pièces de très grande taille, à partir des matériaux standards avec un très haut niveau de finition. Claude Barlier, président du directoire du Cirtes, met en exergue les nombreux avantages du projet. "Notre procédé permet de réaliser des formes très complexes et l’intégration d’inserts, de fonctionnalités, de capteurs…", précise le spécialiste. "Elle trouve son application en réalisation de prototypes et maquettes, en fabrication de moules et modèles mais aussi en fabrication directe de grandes pièces pour l’agencement ou le design par exemple. Les couches de matériau travaillées en Stratoconception sont déjà en 3D (les autres procédés sont en 2D). Un deuxième pas optimise la 3D, la finition et la rugosité voulues lors du micro fraisage rapide. Le facteur limitant de cette technologie est l’obligation de manipulations humaines lors de l’assemblage des couches et la mise en place d’inserts. L’automatisation et la robotisation sont des outils qui permettront un gain de productivité autour des machines de Stratoconception. Par ailleurs, l’émergence des procédés de fabrication additive demande le transfert des fichiers issus des différents logiciels de conception assistée par ordinateur du marché, sous format de fichiers STL afin de communiquer avec les différentes machines de fabrication additive présentes en usine. Or, cette étape est réductrice car elle n’autorise plus les remontées d’informations issues de la fabrication pour modifier les modèles sources, et également la variabilité du modèle initial devant être reproduit suivant différentes dimensions, sans avoir à refaire tout le travail. C-FAST supprime cette étape de transfert par le format STL. Il est important de pouvoir fluidifier les échanges montants et descendants car c’est une piste d’économies, de productivité et de qualité." Les deux partenaires pourront s’appuyer dans les phases de lancement et d’accompagnement des mutations sur un écosystème dédié à la fabrication additive : VirtuReal, pôle d’excellence au service du développement rapide de produits à Saint-Dié-des-Vosges qui regroupe le CIRTES SRC, une école d’ingénieur GIP-InSIC (Institut Supérieur d’Ingénierie de la Conception) de l’Institut Mines-Télécom, ACTARUS SAS spécialisée dans la surveillance de l’usinage et INORI SAS plateforme d’innovation en capacité de faciliter le passage de la R&D à l’industrialisation de nouveaux produits et procédés. L’écosystème C-Fast réunit des concepteurs de solutions et des utilisateurs autour du moteur d‘innovation que constitueront la chaine numérique intégrée et l’automatisation de la Stratoconception.

 

Dassault Systèmes développe également en collaboration avec certains de ses clients (Airbus, Safran, AGS Fusion, 3D & P, etc.) des solutions dédiées à la fabrication additive basées sur les logiciels Catia et SolidWorks ainsi que sur la plateforme 3DExperience. PME stéphanoise, 3D & P produit des pièces avec la technologie LBM (Laser Beam Melting) et utilise divers logiciels de Dassault Systèmes. Le logiciel de CAO Catia notamment, pour placer les supports nécessaire à la production de ces pièces métalliques, mais pas seulement. En outre, Catia dispose déjà d’un outil de génération des fichiers de fabrication additive, le module STL Rapid Prototyping, qui permet de générer finement les fichiers STL. "Un certain nombre de nos clients utilisent Catia pour faire leurs structures lattices", explique Daniel Pyzak, directeur du centre de compétence EMEA CATIA chez Dassault Systèmes. "Mais nous ne pouvons pas encore créer des supports. Nous collaborons donc avec des clients comme 3D&P pour ajouter à Catia ces fonctions. Mais nous souhaitons aller bien plus loin. Aujourd’hui par exemple, on ne contrôle pas comment le hachurage est réalisé lors de la fonte de la poudre métallique. Or, la manière dont vous le réalisez est importante pour assurer la bonne métallurgie de la pièce."

 

Wait and see…

 

 

Légende photo : la conception d'une chaise avec Top'Solid (Missler Software) et sa fabrication additive avec le procédé Stratoconception (Cirtes)


6 mars 2017

Faut-il imposer les robots ?

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Taxer les robots pour limiter leurs effets néfastes sur l’emploi et sur les comptes de la sécurité sociale… Plusieurs personnalités parmi lesquelles figurent Benoît Hamon, le candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle et, plus inattendu, Bill Gates, le fondateur de Microsoft, appuient cette idée. « A l'heure actuelle, si un travailleur humain produit, disons, une richesse de 50.000 dollars dans une usine, ce revenu est taxé. Si une machine vient et fait la même chose, on pourrait penser que nous imposerions le robot à un niveau similaire », a déclaré le milliardaire américain dans une interview vidéo au site Quartz. Dans un rapport adopté par sa commission des affaires juridiques, le Parlement européen appelle également la Commission européenne à préparer une directive pour encadrer le développement de la robotique et de l'intelligence artificielle.

Le débat que soulève cette idée intéresse hautement et à double titre l’industrie microtechnique, qui est à la fois utilisatrice et productrice de robots. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, il faut essayer de définir un robot. Ce qui est très difficile, voire un casse-tête. Un logiciel qui automatise certaines fonctions est-il un robot ? Et à partir de quel degré d’automatisation une machine se transforme en un robot ? La future voiture autonome est-elle un robot ? Plus on avance dans ce débat, plus les questions s’amoncèlent. Ne taxera-t-on que les robots industriels ou ceux que nous utilisons et utiliserons de plus en plus souvent à la maison (aspirateurs-robots, robots de cuisine multifonctions, réfrigérateur connecté…) ? Les robots sont-ils une des principales causes du chômage ? La réalité contredit cette vieille rengaine. La France qui affiche un des taux de chômage le plus élevé d’Europe est la moins robotisée parmi les principaux pays industrialisés au monde. L’Allemagne, le Japon et les Etats-Unis, pour ne prendre que ces exemples, ont installé beaucoup de robots et pourtant leur taux de chômage est très bas. Néanmoins toutes ces questions ne représentent rien par rapport aux effets économiques d’une telle taxe. Car si le niveau de taxation est élevé ses conséquences seraient désastreuses pour les industriels. Les entreprises françaises vont immédiatement freiner leurs investissements robotiques, puisque les prix serait plus élevés et la rentabilité moindre. Adieu donc Industrie 4.0 et l’usine du futur, des concepts dont la robotisation constitue une des pierres angulaires. Donc moins de rentabilité et moins de compétitivité. Enfin, pour que cette taxe fonctionne, il faudrait que tous les pays l’adoptent. Ce qui est illusoire…

 

Source photo : MS


2 février 2017

L’industrie microtechnique à l’heure du "machine learning"

micronora industrie microtechnique machine learning

Les produits, que ce soit ceux destinés aux applications industrielles ou ceux qui s’adressent au grand public, seront incontestablement de plus en plus intelligents. Ils devront aussi résister mieux aux cyberattaques, un danger qui n’épargne personne. Autant dire que toutes les entreprises, grandes ou petites, auront du pain sur la planche. Ce qui résulte d’ailleurs, de l’étude mondiale du cabinet Deloitte qui analyse l’évolution des usages et de la consommation dans la technologie, les médias et les télécoms. Nous avons sélectionné quelques tendances marquantes qui intéresseront les fournisseurs de solutions high-tech.

Les cerveaux embarqués vont ainsi se développer à grands pas et l'apprentissage automatique deviendra mobile. En 2017, plus de 300 millions de smartphones auront une capacité d'apprentissage automatique en réseau neuronal embarqué. Cette fonctionnalité permettra d'améliorer des applications comme la navigation intérieure, la classification d'images, la réalité augmentée, la reconnaissance vocale et la traduction, même sans connectivité cellulaire ou Wi-Fi, comme dans des régions éloignées, sous terre ou dans un avion. Dans un environnement connecté, l'apprentissage automatique embarqué pourrait permettre de réaliser des tâches avec davantage d’efficacité ou une plus grande confidentialité. Autre prédiction de Deloitte : les tablettes seront en perte de vitesse. En 2017 les ventes de tablettes seront inférieures à 160 millions d'unités, ce qui suggère que nous avons dépassé le pic de la demande pour ces appareils. Fait révélateur : il n'existe aucun cas d'utilisation convaincant et dominant pour ces appareils. Les tablettes ont leurs fans pour toute une série d'activités en ligne, mais il n'existe aucune activité pour laquelle les tablettes seraient l'appareil préféré des utilisateurs. Deloitte prévoit également que d'ici la fin de 2018, les dépenses en IT-as-a-Service (ou informatique à la demande) s'élèveront à un peu moins de 550 milliards de dollars dans le monde. Pour de nombreuses entreprises, grandes et petites, l’IT-as-a-Service est attrayant pour plusieurs raisons. Il évite des dépenses importantes en immobilisation et constitue une dépense prévisible fondée sur l'utilisation réelle, qui peut être facilement accrue ou réduite en fonction des besoins de l'entreprise. Selon Deloitte, les dépenses en matériel informatique devront s’élever en 2018 à 1 552 milliards de dollars, en croissance de 10% par rapport à 2016. Cette évolution ascendante est due surtout au cloud dont les applications devront atteindre une valeur de 547 milliards de dollars.

Enfin, la sécurité sera un des sujets de préoccupation majeur. Il faudra tout sécuriser, dans les bureaux d’études mais aussi dans les ateliers. Ce sera un des principaux défis de la tech, mais aussi une opportunité pour les entreprises spécialisées dans ce domaine ou pour celles qui comptent s’y lancer. Avis donc aux amateurs…

 

Crédit photo : Pierre Guenat


10 janvier 2017

Bilan 2016 - Perspectives 2017

voiture autonome renault next two

Nous ne pouvons pas commencer cette nouvelle année sans avoir une pensée émue pour les victimes des attentats sauvages qui ont frappé aveuglement la France en 2016.

 

Les visiteurs de Micronora 2016 ont pu remarquer en septembre dernier l’extraordinaire vitalité de l’industrie microtechnique. Bouillonnante, cette dernière a encore et toujours surpris par ses innovations dans tous les domaines, que ce soit la micro-fabrication, les matériaux, les moyens de contrôle, les automatismes... Des avancées technologiques qui trouvent des applications dans la quasi-totalité des domaines industriels pour assurer la mise au point des produits plus légers, plus économiques, moins polluants, mieux adaptés aux besoins. Des objectifs valables aussi bien pour la fabrication automobile que pour l’aéronautique, le médical ou l’électronique, etc.

Une évolution qui ne risque pas de se tarir cette année ni d’ailleurs, les années suivantes. Malgré une situation économique et politique imprévisible, les entreprises microtechniques seront de plus en plus sollicitées. En effet, sans leur apport il sera impossible d’accomplir les exploits technologiques de demain qui verront naître aussi bien la voiture autonome que les avions électriques ou de nouvelles solutions médicales personnalisées. Pour cela, les spécialistes de microtechniques devront décupler cette année leurs efforts de R & D pour mettre au point par exemple, des capteurs d’une nouvelle génération. Plus polyvalents et plus efficaces, ces dispositifs d’avant-garde équiperont demain des véhicules (comme la Next Two de Renault, voir photo) capables de circuler sans pilote. Microélectronique, micro-usinages, micro-contrôles, micro-automatismes… les perfectionnements seront omniprésents pour satisfaire, entre autres, les besoins de French Tech (www.lafrenchtech.com) qui ont surpris par leur ingéniosité les visiteurs du salon américain CES 2017.

D’autres défis ardus attendent également cette année les entreprises microtechniques. Comme les autres, elles devront s’atteler à la mise en place de nouveaux moyens robotisés ainsi que de solutions de fabrication capables de maîtriser la complexité croissante de produits. La fabrication additive plastique et métallique, qui prend son envol dans l’industrie, en est un bon exemple. L’exploitation efficace de l’avalanche de données fournies par les innombrables systèmes logiciels qu’utilisent les entreprises pour concevoir, fabriquer, contrôler, etc., sera un autre objectif majeur. Une entreprise bien informée n’en vaut-elle pas deux ? Mais attention : il faudra investir rapidement dans ces moyens de production modernes car le dispositif de suramortissement fiscal voté en avril 2015 prendra fin le 14 avril prochain…

Quoi qu’il en soit, nous souhaitons à tous nos lecteurs de belles réussites en 2017 sur ce chemin de la modernisation, accompagnées de vœux de santé et de paix.

 

Source photo : Renault


7 novembre 2016

L’industrie du futur fixe ses jalons dans les régions

Micronora 2016 table ronde industrie futur

Le concept d’ "industrie du futur" sera sans doute pour de nombreuses années un des sujets importants pour les entreprises. "Ce chemin sera long et difficile", a été en effet, la conclusion avec laquelle a été conclu le débat engagé par plusieurs spécialistes à la table ronde organisée par la FIM (Fédération des industries mécaniques), le Cetim (Centre technique des industries mécaniques) et le SNDEC (Syndicat national du décolletage) à Micronora 2016. Le sujet, "Entrez dans l'Industrie du Futur, Les solutions d'accompagnement en Bourgogne-Franche-Comté", a donné lieu à plusieurs témoignages, dont celui de Bruno Grandjean, président de la Fédération des Industries Mécaniques, Jean-Claude Lagrange, vice-président en charge de l'Economie au conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Philippe Contet, directeur général de la FIM, Olivier Bourgeois, ambassadeur de l'Alliance Industrie du Futur en Bourgogne-Franche-Comté, Didier Desoubry, société Bourquin décolletage, bénéficiaire du plan de l'Alliance en région et Gérard Vallet, délégué régional au Cetim.

"Les entreprises françaises, et celles de Bourgogne-Franche-Comté ne font pas exception, devront toutes, grandes et petites, réussir le virage du numérique", a expliqué Olivier Bourgeois. Une tâche énorme, car expliquait ce spécialiste "le sujet reste encore assez méconnu, surtout dans les PME." Un des principaux défis affrontés, surtout par les petites et moyennes entreprises, reste la meilleure exploitation de l’énorme quantité de données fournies par les outils logiciels qui se sont accumulés au fil des années dans leurs usines. Ainsi que l’intégration de nouveaux moyens de production, comme la robotique collaborative. Annoncée fin septembre 2016, la nomination de 13 ambassadeurs de l’Industrie du futur dans les régions marque la volonté des fédérations professionnelles et de Bercy d’accélérer le processus de mise en œuvre de ce concept. Et de renforcer l’effort pédagogique. L’investissement dans de nouvelles machines et/ou des robots est fortement encouragé et appuyé par ces nouvelles structures. Car les technologies de production évoluent en permanence. Les robots par exemple, se transforment en "cobots" ou robots collaboratifs qui travaillent main dans la main avec les opérateurs.

Quels sont les lois qui régissent ces nouveaux moyens, plus proches de l’homme ? Pour y répondre, le Symop vient de publier un Livre blanc "Droit de la robotique". Ecrit par un avocat, Alain Bensoussan, président de l’Association du droit des robots, et un ingénieur, Renaud Champion, dirigeant de Primnext et cofondateur du fonds Robolution Capital, ce livre fournit une liste de recommandations. Comme la création d’un comité national d’éthique de la robotique ou l’intégration d’une "boîte noire" sur les robots…

Reste à accomplir ensuite une étape essentielle : le passage de l’investissement dans une nouvelle machine ou un robot à l’adoption d’un "business model" conforme au numérique.

"Réussir l’intégration de ce vaste programme est un défi majeur pour l’industrie microtechnique et quelques PME du domaine ont déjà mis en place des réflexions adéquates pour passer à l’acte", soulignait à la table ronde Thierry Bisiaux, président de Micronora. Un exemple : Bucci Industries qui a résolument mis le cap sur l’industrie du futur…

 

Photo : Mirel Scherer


18 octobre 2016

Micronora 2016 : une édition flamboyante

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Après une ouverture en fanfare assurée le 27 septembre par Emmanuel Macron, ancien ministre de l’économie, le salon international des microtechniques a connu pendant quatre jours une effervescence économique et technologique ininterrompue. Les visiteurs, dont certains étaient venus de loin, ont pu découvrir sur les stands installés dans les halls du parc des expositions Micropolis, tous les ingrédients qui ont fait le succès de cette industrie. Innovation, investissement, formation… autant d’atouts qui permettent aux entreprises spécialisées dans les microtechniques et la précision de défier la crise. Et d’aller de l’avant. Les solutions industrielles d’avenir, comme les FabLab, étaient ainsi au rendez-vous dans le ZOOM, un espace consacré cette année au transfert de technologie entre la recherche publique et les entreprises. Un véritable mini-salon, qui a attiré beaucoup de visiteurs. Vice-président de Micronora et organisateur du ZOOM, Michel Froelicher espère que cette réussite incontestable améliorera les relations des PME avec les laboratoires de recherche publics. « Pour les grandes entreprises cet exercice est beaucoup plus facile que pour les petites structures qui ne disposent pas de ressources nécessaires », explique cet infatigable promoteur de l’innovation microtechnique. Omniprésents dans les allées de cette manifestation unique en Europe, les jeunes ont marqué leur intérêt pour cette industrie de haute technicité. Un constat encourageant, car comment assurer la pérennité des entreprises microtechniques, sans attirer et préparer comme il se doit les futurs techniciens et ingénieurs ?

Très structurée, l’offre technologique a impressionné les visiteurs qui ont pu trouver plus vite chaussure à leur pied. Chez les promoteurs de la fabrication additive, par exemple, plus nombreux cette année, qui ont démontré au salon le potentiel de leurs solutions dans le domaine de micro-pièces très complexes. La réalisation hors normes dans ce domaine en pleine expansion d’un micro-outillage a ainsi été distinguée par un Micron d’Or. Des récompenses qui illustrent l’engagement de Micronora dans les nouvelles technologies, comme une mention spéciale du jury des Microns et Nano d’Or, décernée à une chaussure connectée autoalimentée.

Incontournables dans l’industrie microtechnique, les solutions laser sont également en permanente évolution. Réunis sur l’espace du Club laser et procédés, les constructeurs ont montré leur savoir-faire dans le domaine du micro-usinage complexe par exemple, avec des innovations qui améliorent sensiblement la qualité de produits ou permettent des fabrications nouvelles. La machine-outil devient plus polyvalente, se robotise et gagne en précision. L’usinage 5 axes s’adapte ainsi plus facilement aux différentes applications, comme a pu démontrer ce constructeur français agréablement surpris par le nombre important de contacts de qualité qu’il a eu pendant les quatre jours du salon. Même engouement pour le stand de ce spécialiste de l’usinage à grande vitesse dans le domaine des outillages qui a démontré la qualité poli miroir des pièces usinées. Fabriquer de plus en plus petit c’est bien, encore doit-on pouvoir contrôler cette production hors normes. Qu’à cela ne tienne, certains constructeurs sont venus avec des scanners et des microscopes de nouvelle génération qui s’adaptent à ces contraintes. Une solution qui arrive à point nommé pour les spécialistes de l’injection plastique. Comme cette entreprise qui doit investir dans un tel dispositif car la taille de pièces fabriquées met à rude épreuve les possibilités de ses moyens de contrôle. Forte présence aussi des fournisseurs de céramiques, avec des innovations qui multiplient le cas d’applications de ces matériaux dans l’industrie.

Des innovations qui se placent sur la trajectoire de l’usine du futur, objectif prioritaire pour tous les industriels qui cherchent à tirer profit de nouvelles technologies pour mieux exploiter leurs moyens de production. Ce qui a donné lieu à un débat animé à la table ronde organisée autour de ce sujet d’avenir par la Fédération des industries mécaniques, le Centre technique des industries mécaniques et le Syndicat du décolletage.

Enfin, autre bonne nouvelle arrivée comme promis pendant le salon : le lancement du cluster aéronautique, spatial et défense Aeroµtech qui regroupera les entreprises de Bourgogne – Franche-Comté spécialisées dans ces domaines. « Cette organisation regroupera à terme une cinquantaine d’entreprises et permettra la labellisation de projets d’innovation "aéronautique, spatial, défense", la mobilisation de financements et le développement de liens forts entre entreprises, laboratoires de recherche et organismes de formation », se félicite Thierry Bisiaux, président de Micronora et chaud partisan de la mutualisation de ressources de la région. « Une solution indispensable pour mieux répondre à une concurrence de plus en plus rude... » en attendant le prochain rendez-vous Micronora qui aura lieu du 25 au 28 septembre 2018. Et qui sera sans doute encore plus grand et plus innovant…

 

Photo : Micronora / Kristof Hirchy


1er septembre 2016

Micronora 2016 :
à la découverte des micro-technologies du XXIe siècle

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La plus importante manifestation européenne consacrée aux micro-technologies ouvrira ses portes le 27 septembre prochain à Besançon (Doubs) dans une conjoncture économique plus favorable aux investissements. Mais attention : les visiteurs, venus d’horizons industriels différents, n’auront que quatre jours pour découvrir une offre très riche, avec des innovations dans tous les domaines de nano et micro-technologies.

Consacré cette année aux transferts de technologie entre la recherche publique et les entreprises, le ZOOM démontrera l’extraordinaire potentiel de ces partenariats. Surtout pour les PME, moins armées hélas pour ce genre d’exercice. A ne pas manquer ici de nombreux produits, plus étonnants les uns que les autres, mis au point par les industriels avec l’aide des chercheurs. Mécanique, laser, robotique, micro-capteurs, matériaux, traitements de surface, énergie, micro-plasturgie… toutes les solutions innovantes seront à la portée des industriels qui chercheront au salon de Besançon chaussure à leur pied. Bardées de nouvelles technologies de production qui pointent leur nez dans ce début de siècle, ces développements ne manqueront pas d’attirer l’attention. Comme la fabrication additive par exemple, qui peu à peu prouve son intérêt pour la production en série des pièces métalliques complexes. Une démarche que mettra en avant sur son stand au ZOOM, le premier FabLab ouvert à Besançon, mais aussi des sociétés de service spécialisées présentes au salon.

Peuplés de moutons à cinq pattes, indispensables pour réaliser des composants et des ensembles industriels de plus en plus petits, les stands des exposants animeront cette véritable fête de l’innovation. On découvrira ainsi des moyens originaux pour détecter les contrefaçons, des outils de coupe plus fiables et plus résistants, des machines-outils polyvalentes et automatisées, des lasers plus efficaces pour usiner les micro-pièces, des équipements de contrôle-mesure sans pitié pour les défauts, des matériaux et des logiciels plus intelligents… Autant de moyens indispensables pour mettre en œuvre l’usine du futur et exploiter à fond le potentiel des technologies numériques. À la clé, une meilleure utilisation de l’avalanche de données de production qui améliorera la compétitivité des entreprises et constituera une source de gains considérable.

Riche programme également pour les conférences qui accompagnent le salon, avec des interventions consacrées aux matériaux plastiques intelligents, aux applications du laser dans le médical, aux micro et nanotechnologies et à la métrologie dans ce domaine.

Enfin, tous ceux qui sont à la recherche d’une collaboration d’affaires trouveront sans doute un partenaire fiable à la 10e édition du Micro Nano Event, un évènement original qui a prouvé son efficacité depuis 1998.

Il ne reste aux visiteurs qu’à préparer leurs semelles pour découvrir le monde technologique de demain…


12 juillet 2016

Les micro-technologies, source inépuisable d’innovations médicales

broche ags fusion

De dispositifs robotisés pour la chirurgie non invasive aux distributeurs ciblés de médicaments en passant par des implants personnalisés et autres laboratoires sur puces (lab-on-chips), les développements de l’industrie médicale font largement appel aux microtechnologies.

Spécialiste de solutions métrologiques avancées, Renishaw est également un fournisseur de dispositifs médicaux originaux, comme le robot neurochirugical Neuro I Mate. Il utilise dans son usine ultramoderne de Miskin (Royaume-Uni) la fabrication additive pour réaliser des prothèses dentaires personnalisées ainsi que des dispositifs capables de déposer les médicaments dans une zone précise du cerveau du patient. "La capacité de nos machines de fabrication additive à assurer la complexité de ces solutions et à les adapter à chaque patient améliore sensiblement l’efficacité des traitements", explique Marc Saunders, directeur de Renishaw Global Solutions Centres.

D’autres sociétés comme GM Prod ou AGS Fusion démontreront au salon leur savoir-faire dans ce domaine. Ce dernier présentera une broche aiguille centrale pour un moule haute performance destiné à la fabrication de pipettes médicales et réalisée par fusion laser. Dans le domaine en plein développement de nanotechnologies, Smart Force Technologies a mis au point un équipement original. Dédié au dépôt contrôlé de nanoparticules colloïdales, le SF-RESEARCH pourra améliorer le diagnostic clinique précoce grâce à la réalisation des capteurs ultra-sensibles.

Autre domaine complexe, la fabrication des implants se perfectionne. Exemple : la ligne flexible de fabrication d’implants vertébraux en PEEK réalisée par Realmeca produit des marqueurs métalliques utilisés pour avoir une image de l’implantation dans le corps du patient. Le médical est en pointe de mire chez Cryla, avec par exemple, la mise au point et la fabrication d’électrodes extrêmement fines qui s’implantent dans le cerveau pour traiter les sourds-muets.

À ne pas manquer enfin, le ZOOM consacré au transfert de technologie Recherche-Entreprise, avec des développements comme le dispositif laser pulsé utilisé en ophtalmologie mis au point par Moria Lase avec le CHU de Bordeaux et Alphanov ou l’échographe Ultrafast réalisé par Supersonic Imagine et le CNRS…

 

Légende photo : Broche aiguille centrale pour un moule haute performance destiné à la fabrication de pipettes médicales et réalisée par fusion laser. (Source : AGS Fusion)


1 juin 2016

L’innovation française, toujours vivante

micronora image actu juin16

Publié récemment par les éditions Le Cherche Midi, l’ouvrage « Le génie français n’est pas mort » de Jean-Baptiste Vallet (1) est réconfortant. Dans une période aussi trouble que la nôtre, ce consultant et professeur en MBA, démontre preuves à l’appui, qu’il existe de nombreux domaines d’excellence dans l’Hexagone. Pour ce faire il a rencontré des chercheurs et des entrepreneurs qui ont à leur actif des inventions reconnues mondialement. La liste de ces noms est longue, mais on peut citer Bertin Naum (Medtech) pour ses robots chirurgicaux Rosa (voir photo), Patrick Couvreur (université Paris-Sud) pour ses nanoparticules qui luttent contre le cancer, Jean-François Simon et Thomas Jacquier (HydroQuest) pour les hydroliennes qui utilisent le courant des rivières… Des inventions qui font largement appel aux microtechniques et qui illustrent le potentiel des centres de recherche et des entreprises françaises spécialisées dans ce domaine.

Ce n’est pas une surprise pour les visiteurs du salon Micronora qui trouvent toujours chez les exposants réponses à leurs défis technologiques. Il suffit d’ailleurs, de regarder le palmarès des prix Micron d’Or qui récompensent à chaque édition des innovations hors normes. Ce sera sans doute le cas à la prochaine édition qui aura lieu à Besançon (Doubs) du 27 au 30 septembre 2016 et qui s’annonce comme d’habitude, passionnante. Consacré cette année aux transferts technologiques entre la recherche et les entreprises, le Zoom prouvera le dynamisme de ces partenariats fructueux. En effet, un bon nombre des innovations de rupture qui s’annoncent, comme la voiture autonome ou l’avion électrique, mais aussi les solutions médicales de demain, ne verront pas le jour sans l’apport de micro et nanotechnologies qui font la richesse de ce rendez-vous unique en Europe.

Micronora 2016 ce sera une occasion pour trouver des solutions innovantes aux projets d’investissement qui selon l’Insee augmenteront cette année de 7 %. Une bonne nouvelle qui concerne tous les secteurs de l’industrie manufacturière. Le prolongement jusqu’en avril 2017 de la mesure permettant le suramortissement des investissements productifs est sûrement un des facteurs qui encouragent les chefs d’entreprises à passer à l’acte…

 

(1) « Le génie français n’est pas mort ! », par Jean-Baptiste Vallet, Le Cherche-Midi, 224 pages, 17 Euros


10 mai 2016

Micronora 2016 : rendez-vous incontournable pour découvrir les innovations micro et nano-technologiques

micronora image actu mai16

Complet huit mois avant son ouverture, le salon international de micro-technologies et de la précision rassemblera du 27 au 30 septembre à Besançon (France), sur 25000 m² de surface d’exposition, quelques 850 exposants spécialisés, dont 34% venus de l’étranger. Un programme très riche pour les visiteurs qui trouveront sans doute chaussure à leur pied. Ils doivent d’ailleurs, préparer leurs semelles, car de nombreuses manifestations s’ajouteront à ces visites.

Organisé pour la première fois en 2016, un concours Nano d’Or s’ajoutera aux habituels Microns d’Or. "Après le Zoom sur les nanotechnologies organisé en 2006 et la création d’un pavillon dédié en 2008, nous avons souhaité ouvrir le concours des Microns d’Or aux entreprises, toujours plus nombreuses, du secteur des nanotechnologies", précise Michèle Blondeau, directeur général du salon. En effet, ce secteur comptera 17 exposants en 2016. Ouvert aux exposants, les "Microns et Nano d’Or" récompensent des réalisations micro et nano-technologiques innovantes, présentées pour la première fois à Micronora.

Devenue un grand classique du salon, la Bourse européenne de technologies organisée avec le réseau Enterprise Europe Network les 29 et 30 septembre proposera des rencontres aux entreprises, centres techniques ou laboratoires de recherche, clusters… Ces derniers pourront faire valoir leurs offres innovantes (technologie ou savoir-faire) ou rechercher des solutions pour leurs développements technologiques. "Ces rencontres se déroulent sous forme de rendez-vous B to B", explique la responsable de Micronora. "Avec moult bénéfices pour les entreprises : partenariats technologiques, montage de projets collaboratifs et européens, détection de partenaires sur lesquels s’appuyer pour mieux aborder les marchés étrangers, carnet d’adresses international pour mieux faire connaitre des savoir-faire pointus et valoriser des technologies, détecter des technologies nouvelles pour innover…"

Le Collège Français de Métrologie (CFM) sera lui aussi de la fête. Il animera le 28 septembre au matin une série de quatre conférences sur des sujets brulants pour les industriels. Comme la fabrication additive et les nouveaux défis pour la mesure des pièces. Un thème qui sera abordé par Anne-Françoise Obaton du Laboratoire National d’Essais et qui sera complété par un exemple d’application industrielle de haute technologie. Omniprésent à Micronora, le domaine médical fera l’objet d’une autre conférence du CFM. Consacrée à la santé à travers l’imagerie médicale, elle sera présentée par Jean-Marc Bordy du CEA qui explicitera les avancées du programme européen EMRP HLT 09 (la métrologie pour la radiothérapie à partir de champs de rayonnement complexes).

Les nombreuses applications du laser dans le médical feront également l’objet d’une série de neuf conférences organisées par le Club Laser & Procédés (CLP) le 28 septembre après-midi. Les conférenciers sont des experts du domaine issus des entreprises comme Alphanov, Amplitude Systèmes, Foba, Irisiome, Irepa Laser, Lasea, Laser Cheval, Rofin Baasel.

Last but not least, le Zoom 2016, un rendez-vous plébiscité par les visiteurs du salon, sera consacré au transfert de technologie entre la recherche et l’industrie. "Forte d’une relation privilégiée avec les PME européennes, Micronora illustre et encourage ainsi les rapprochements entre recherche et industrie", conclut Michèle Blondeau. Source inépuisables d’innovations, cette relation joue un rôle primordial dans la stratégie des entreprises pour gagner de nouvelles parts de marché et améliorer leur compétitivité…"


1 avril 2016

L’Internet des objets, une opportunité pour les entreprises microtechnologiques

internet des objets.png

IoT (Internet of Things ou Internet des Objets)… Ce sigle sera sans doute de plus en plus présent dans les projets des entreprises. En effet, après une période de tâtonnements, elles commencent à déployer ces technologies. Une évolution que confirme l’étude réalisée par Gartner auprès de 465 d'entre elles dans 18 secteurs d'activité différents. Résultat : une grande partie a d’ores et déjà pris la décision d’attaquer ce domaine. Ainsi, 29 % des entreprises questionnées utilisent déjà des objets communicants et elles seront 43 % à la fin de l'année. Et 21 % supplémentaires prévoient de s'y mettre après 2016. "Une accélération sensible", considère Jim Tully, l'analyste qui a réalisé cette étude.

Bien sûr, les projets ont des envergures variables. Exemple : le métallurgiste Rio Tinto dispose d'une flotte de 69 véhicules autonomes qui sont pilotés à 1 200 kilomètres de distance, pour transporter le minerai de fer de ses mines australiennes. Dans certaines usines il s'agit simplement d'un capteur d'humidité posé par un employé de maintenance pour recevoir une alerte sur son smartphone en cas de fuite d'eau. La raison de cette démarche plus facile réside dans le souhait de certaines entreprises d’améliorer l'utilisation du matériel ou de faire de la maintenance prédictive. Ce qui explique le fait que les industries lourdement équipées en matériel, comme l'énergie ou les transports, ont pris une longueur d'avance. Selon Gartner, fin 2016, elles seront 56 % à utiliser l'Internet des Objets, contre 36 % pour les secteurs qui disposent de moins de moyens matériels. Néanmoins, le mouvement de rattrapage est évident. L'Internet des Objets commence à être envisagé non plus comme un simple moyen d'amélioration de la production, mais comme un outil qui permet d'interagir avec les clients - pour améliorer l'expérience utilisateur ou générer des revenus additionnels. Une approche qui est désormais celle d'un tiers des entreprises utilisatrices, deux fois plus que l'année dernière. "Jusqu'à présent, un fabricant de voitures utilisait l'Internet des Objets pour améliorer l'efficacité de ses usines", remarque Jim Tully. "Aujourd'hui, il veut vendre des voitures connectées."

Une seule ombre au tableau : la sécurité. Plus d’un tiers des entreprises questionnées ont peur des hackers et ne prévoient pas d'utiliser les objets connectés. Fournisseurs émérites de systèmes qui répondent aux besoins des applications IoT, les entreprises microtechnologiques ont sans doute un rôle important à jouer dans la mise en œuvre du concept. Elles le démontreront matériellement au prochain Micronora qui aura lieu du 27 au 30 septembre 2016 à Besançon (Doubs)…


3 mars 2016

Les sous-traitants automobiles, plus innovants que jamais…

voiture autonome google

La véritable tornade technologique qui secoue l’automobile changera sans doute le visage de cette vieille industrie dont l’avènement remonte à 1769 quand Joseph Cugnot invente la première voiture, le fardier de Cugnot. Voitures hybrides et électriques, autonomes, connectées à Internet, mais aussi aux feux tricolores et à la route, utilisées à la carte… L’avenir est en marche et cette évolution irrépressible changera la configuration de l’industrie automobile.

"Chez Renault tout le monde se demande ce que sera notre métier dans cinq ans, tout le monde me réclame des formations", déclarait Carlos Gohsn, le Pdg de Renault, lors d’une audition devant les députés début février 2016. Avant d’assurer que "les prochains véhicules vont changer la donne." En fait, on constate déjà que les sous-traitants de premier rang, mais aussi les autres, sont de plus en plus innovants et rivalisent de plus en plus fortement avec les constructeurs.

Les chiffres se passent de commentaires, tant en ce qui concerne le nombre de brevets déposés que le budget consacré à la R & D. Selon les données de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi), Renault déposait en 2007 en France 865 brevets. Soit deux fois plus que Valeo. Sept années plus tard, le constructeur ne disposait plus que d’une courte avance : 529 contre 473 pour l’équipementier. Et si on compte les brevets déposés au monde, Valeo est loin devant Renault…

Une évolution dont les raisons sont multiples. D’une part, les sous-traitants profitent du durcissement de la législation antipollution et de l’autre, de l’émergence de la voiture connectée. Ils acquièrent rapidement le savoir-faire nécessaire et se spécialisent en consacrant à la R & D un budget plus important que celui des constructeurs.

Cet essor est une bonne nouvelle pour les sous-traitants microtechniques, fournisseurs attitrés de l’industrie automobile. La voiture de demain, intelligente et électrique, faite de métal mais aussi de plastique et de composites, bourrée d’informatique, ne pourra pas voir le jour sans ces derniers.

Une raison de plus de ne pas rater leurs innovations au prochain salon Micronora 2016 qui aura lieu du 27 au 30 septembre à Besançon (Doubs)...

 

Légende photo : Le prototype de voiture autonome Google préfigure le véhicule de demain. (Source : Google)


2 février 2016

L’innovation numérique, une tendance irréversible

Prothese IKO enfants compatible LEGO

Nouveaux objets, concepts, logiciels, produits, machines, services… Le monde numérique est dans une ébullition continue, ce qui provoque un déluge d’innovations. La multiplication des incubateurs et des FabLab (laboratoire de fabrication) illustre parfaitement cette tendance forte.

Imprimantes 3D, découpe laser, usinage, prototypage rapide, DAO (dessin assisté par ordinateur) et bien d’autres outils numériques équipent ainsi le FabLab créé en janvier 2016 à Besançon, le premier dans la ville des microtechniques. Cet espace de 230 m2 acheté aux enchères par Vincent Rousset au premier étage d’un immeuble de la rue Xavier Marmier met à la disposition de ses usagers divers équipements et ateliers pour créer, inventer, fabriquer. Les aficionados de microtechniques et autres visiteurs assidus du salon Micronora en savent quelque chose car ils sont confrontés à chaque édition au casse-tête du bon choix parmi la foule d’innovations numériques présentées par les exposants.

Alors, comment faire le tri parmi les mille et un développements numériques qui apparaissent chaque jour au monde ? Le cabinet parisien Netexplo a eu la bonne idée de sélectionner chaque année une centaine d’innovations, dont une dizaine sera récompensées par un grand prix. Il est aidé dans ce travail herculéen par une vingtaine d’universités partenaires à travers le monde. L’édition 2016 est ainsi riche en découvertes qui vont du progrès de la biologie de synthèse aux avancées de la robotique en passant par l’accélération des plateformes sociales ou économiques.

Tendance forte et quelque peu inquiétante, le développement de la robotique intelligente laisse-t-elle entrevoir un monde dominé par des machines qui se passeront de l’homme pour se perfectionner ? L’avenir le dira. En attendant, les dirigeants d’entreprises doivent se préparer à cette accélération numérique irréversible et lire rapidement le petit livre (1) d’une centaine de pages écrit par Benjamin Grange. "Le dirigeant et l’accélération numérique" passe en revue les points clefs à retenir et les recommandations pratiques avec des exemples concrets. Bonne lecture…

 

(1) Le dirigeant et l’accélération numérique de Benjamin Grange, Débats Publics, 100 pages, 12 Euros

 

Légende photo : Distingué par un prix Netexplo, la prothèse IKO pour les enfants est compatible avec les jouets programmables Mindstorms de Lego. (Source : Carlos Arturo Torres)


4 janvier 2016

Bilan 2015, espoirs 2016

fusee falcon 9 space x

Année cruelle et tragique pour la France, 2015 restera dans les annales comme une rupture avec le passé. Pour la première fois depuis longtemps, nous sommes entrés dans une ère d’incertitude. Dans ce paysage désolant, quelques lumières permettent cependant de croire dans l’accomplissement d’un monde meilleur. Les formidables progrès technologiques donnent un nouvel élan à l’industrie, aux domaines médical et agricole, avec des solutions qui améliorent la vie de tous les jours, qui permettent de produire mieux et sans polluer, qui assurent pour le plus grand nombre des moyens de subsistance. Des projets autrefois considérés comme une vue de l’esprit, voient le jour dopés par de nouvelles technologies. La voiture autonome illustre à merveille cette évolution. Développée par plusieurs sociétés américaines spécialisées dans les technologies de l’information, elle fait aussi l’objet de recherches intensives menées par certains constructeurs d’automobiles.

À plus long terme, les expéditions vers la planète Mars ne semblent plus sorties d’un roman de Jules Verne ou de l’imagination d’un scénariste de film d’aventures. Des équipes d’astronautes s’entraînent déjà pour tester la résistance à un tel voyage qui durera plusieurs années et les projets ne manquent pas dans les cartons de certaines sociétés américaines. La fin de l’année a apporté une autre avancée majeure dans le domaine des technologies spatiales. Les milliardaires américains Jeff Bezos, le bouillant patron d’Amazon, et Elon Musk, patron de la société Space X, ont réussi l’exploit, dont l’intérêt économique reste à être confirmé, de faire revenir le premier étage d’une fusée sur son pas de tir après un vol de quelques minutes.

La lutte contre l’échauffement de la planète est elle aussi un défi colossal comme l’a démontré la conférence COP 21 qui a réuni en fin d’année quelques 195 pays à Paris. Reste maintenant à mettre rapidement en pratique l’accord qui a été parafé par cet aréopage, un succès inespéré. Car c’est bien la dernière chance pour sauver la planète.

Tous ces développements dans lesquels la miniaturisation est omniprésente font évidemment appel aux micro-technologies et l’année 2016 s’annonce riche pour les industriels du domaine qui seront confrontés à de nouveaux défis. Capteurs, matériaux, méthodes de fabrication… il faut imaginer les solutions de demain pour guérir, pour enjoliver la vie, pour conquérir de nouveaux espaces... Le futur salon Micronora qui aura lieu à Besançon (Doubs) du 27 au 30 septembre 2016 et dont le Zoom illustrera les transferts de technologies, sera sans doute une belle occasion pour découvrir ces innovations micro et nano-technologiques.

 

Très bonne année à tous !

 

Légende photo : la fusée Falcon 9 de Space X (source Space X)


4 décembre 2015

Les micro-technologies face aux défis planétaires

micro technologies face aux defis planetaires Plastic Omnium

Les attentats terroristes qui ont endeuillé la France le mois dernier et la Conférence de l’ONU pour le climat COP 21 qui n’ont en commun que leur caractère anxiogène, mettent en lumière les dangers qui guettent la démocratie pour les uns, la planète pour l’autre.

L’urgence pour trouver des solutions à la mesure des enjeux est donc absolue et il faudra compter sur les entreprises de micro-technologies. En effet, les armes, drones ou autres fusils laser, indispensables pour anéantir l’État Islamique et ses soldats criminels ne peuvent pas être réalisées sans l’apport de ces dernières. Bien sûr, leurs solutions sont confidentielles et ne peuvent pas être détaillées ici. Ce qui n’est pas le cas pour la lutte contre le réchauffement climatique, dans laquelle les industriels sont appelés à mettre en œuvre tous les moyens techniques susceptibles de remplacer les vieux systèmes polluants par les technologies propres.

L’apport de micro-technologies dans le domaine des énergies renouvelables, de la voiture électrique et de bien d’autres, est crucial. Nous les rencontrons tous les jours et les innovations vont bon train. Plastic Omnium par exemple, a équipé de puces les bacs en plastique qu’il fabrique pour la collecte de déchets. Ce qui permet de recueillir des informations sur la fréquence de ces collectes et de diminuer drastiquement la production de déchets par les usagers.

L’automobile est un autre facteur de pollution majeur et la réduction de la consommation d’essence constitue un objectif primordial pour les constructeurs ainsi que pour leurs fournisseurs. Les micro-technologies jouent un rôle essentiel dans ce domaine également. La preuve ? Après dix ans de recherches et développements, la société aixoise SP3H a réussi à miniaturiser les outils d’analyse dans le proche infrarouge utilisés dans l’industrie du raffinage pour pouvoir les placer sous le capot. Son capteur optique, couronné par le Prix 2015 de l’Innovation technologique européenne décerné par Frost & Sullivan, mesure en temps réel la qualité du carburant automobile. Il renseigne l’ordinateur de bord sur une quinzaine de paramètres du spectre qui compose le carburant et lui permet ainsi d’ajuster les paramétrages du moteur en conséquence.

La recherche et l’innovation sont donc irremplaçables pour atteindre les objectifs dans la lutte antipollution. Ce que découvriront de visu les visiteurs du prochain salon Micronora qui aura lieu du 27 au 30 septembre 2016 à Besançon (Doubs)…

 

Source photo : Plastic Omnium


4 novembre 2015

La fabrication additive est-elle la panacée ?

rectifieuse millGRIND

Les technologies de fabrication par addition de matière et notamment l’impression 3D font couler beaucoup d’encre. Parées de nombreux avantages par rapport aux méthodes classiques de fabrication (complexité de produits quasi illimitée, économie de matière, peu de pollution, etc.), elles ont le vent en poupe. De là, jusqu’à être considérées comme une solution universelle de production il n’y a qu’un pas. Un pas qu’il faut bien se garder de franchir, avant de faire une analyse approfondie de chacun des moyens de fabrication additive, pour déterminer dans quelle mesure il convient à l’application. Il suffit de regarder de plus près les solutions de fabrication additive de pièces métalliques.

 

Comparons par exemple, les machines de fusion métallique par faisceau d’électrons d’Arcam avec celles de frittage laser direct (Direct Metal Laser Sintering) d’EOS. Si on cherche la productivité on choisira les machines du premier car le faisceau d’électrons fonctionne plus vite que le laser, tandis que pour une meilleure qualité de la pièce on penchera pour les équipements du fabricant allemand.
Quels sont l’investissement nécessaire, le volume de fabrication, la nécessité d’un post-traitement, les matériaux qui peuvent être utilisés ?… autant de questions qu’il faut également se poser avant de passer à l’acte. Dans certains cas on peut se demander carrément si le moyen de fabrication est intéressant ou non. En dépit du fait que leur concept date depuis plus d'une vingtaine d'années, le mariage de la fabrication additive avec l'usinage dans un seul et même équipement soulève de nombreuses interrogations.

 

Plusieurs constructeurs de machines-outils et pas des moindres, comme DMG Mori, Mazak, Hamuel Reichenbacher ou Hermle (voire, avec un procédé différent, le japonais Matsuura), proposent de tels équipements. Un des derniers arrivés sur le marché est celui de la société allemande Elb-Schliff WZM. Cette dernière a mis au point une rectifieuse, la millGRIND, qui dispose également d’une tête de rechargement laser et de fraisage Ambit conçue par Hybrid Manufacturing Technologies (HMT).

 

Cependant, pour Didier Boisselier, spécialiste de la fabrication additive au centre de transfert technologique Irepa Laser, l'intérêt d'une solution hybride est plus que limité.
"L'objectif principal de la fabrication additive c'est de réaliser une pièce aux côtes finies, explique l'expert. Mais que se passe-t-il si la pièce que l'on a fabriquée doit subir un traitement thermique ? On doit l'usiner ensuite. C'est un premier obstacle. Aujourd'hui, le marché de la fabrication additive métallique concerne surtout des marchés comme l'aéronautique, le spatial, le médical, la F1... Des fabrications qui utilisent des matériaux haut de gamme (titane, alliage à base nickel, etc.). Il s'agit de pièces à forte valeur ajoutée, qui doivent subir un traitement thermique pour être finies. Autre inconvénient : le coût des opérations. Ces machines coûtent cher à l'achat et ont un taux horaire élevé. Alors, pour les amortir il faut les exploiter à fond. Or, avec ces machines on ne peut pas utiliser les deux procédés simultanément. C'est très difficile donc de prouver la rentabilité d'un tel système. A mon avis, une meilleure stratégie serait d'utiliser des cellules de fabrication qui regroupent plusieurs machines de fabrication additive (trois ou quatre par exemple), reliées à une seule fraiseuse/rectifieuse qui usine les pièces. Finalement, les machines hybrides ne peuvent se justifier que pour des applications de niche. Exemple : le traitement de pièces de grandes dimensions fabriquées en acier par exemple, auxquelles on veut rajouter des fonctions. Cette technologie permet également la réalisation des pièces dont on usine l’intérieur, qui ne sera plus accessible lorsque la pièce sera terminée. Telle qu'une forme de cône fermée."

 

Avis donc aux amateurs…

 

Légende photo : La société allemande Elb-Schliff WZM propose une rectifieuse, la millGRIND, qui dispose d’une tête de rechargement laser et de fraisage Ambit conçue par Hybrid Manufacturing Technologies (HMT). (Source : HMT)


8 octobre 2015

Micronora 2016,
une offre technologique innovante et polyvalente

Michele Blondeau Directeur General Micronora

 

Micronora, salon international des microtechniques et de la précision, se tiendra à Besançon du 27 au 30 septembre 2016. Michèle Blondeau, Directeur général du salon, met en exergue les points forts de ce rendez-vous incontournable pour trouver une solution aux casse-têtes de la miniaturisation et de la sophistication technologique qu’affrontent de nombreux domaines industriels.

 

 

 

Vous préparez activement l’édition 2016 de Micronora. Comment se présente-t-elle ?

 

MB : Lancée en juin 2015, la commercialisation des stands est particulièrement bien engagée. Nous avons enregistré début septembre une augmentation de la surface commercialisée de 130 % par rapport à la dernière édition. Un record ! Les exposants, y compris les nouveaux, s’inscrivent de plus en plus tôt, attirés par les succès et la forte notoriété de ce salon, le plus important dans son domaine en Europe. Sans doute savent-ils que Micronora est régulièrement complet sept mois avant son ouverture. Le rayonnement international du salon s’accroît également à chaque édition, avec un nombre d’exposants et de visiteurs étrangers toujours plus important.

 

Pourquoi un tel engouement pour les micro-technologies ?

 

MB : Confrontées à des projets de plus en plus complexes, les grandes entreprises mais aussi les PME, sont friandes de ces technologies et en quête de solutions innovantes. Elles plébiscitent le concept du salon : Micronora est avant tout un salon d’innovations et d’avancées techniques remarquables dédiées aux différents marchés. Bien sûr, dès sa création le salon s’est inscrit comme un salon de technologies de précision. Néanmoins, au fil des éditions et en fonction des évolutions techniques, le salon a renforcé sa spécificité dans les domaines de la haute précision, mais aussi de la miniaturisation et de l’intégration de fonctions complexes pour des produits de plus en plus intelligents. Signe des temps, il est devenu aussi une référence dans les nanotechnologies. D’ailleurs, toutes les évolutions majeures, aussi bien dans le domaine de la conception que dans celui de la production, sont présentes à chaque édition. Un exemple : la fabrication additive, une solution qui ouvre de nouvelles perspectives pour les industriels.

 

Signe de son succès auprès des industriels, le salon a fait des émules à l’étranger. Comment se démarque Micronora ?

 

MB : Effectivement, certaines manifestations "microtechniques" ont vu le jour. Il s’agit cependant d’expositions dédiées à certains domaines et dans lesquels l’offre technologique est donc très limitée. Or, comme je viens de vous le préciser, Micronora est au contraire, un des seuls salons capable de couvrir une multitude de technologies concernant tous les secteurs. De l’aéronautique à l’automobile en passant par le médical, l’énergie, l’électronique, le luxe, la joaillerie, l’horlogerie... dans un monde où les produits sont de plus en plus miniaturisés, rares sont les domaines industriels qui peuvent se passer de micro-technologies. Les visiteurs venus des quatre coins du monde trouvent toujours chez nos exposants, dont le nombre s’accroît d’une édition à l’autre, des solutions polyvalentes. En effet, le salon fonctionne selon le principe de "vases communicants" : les solutions techniques dédiées à un domaine peuvent trouver une application ailleurs. Notre salon, lieu privilégié pour croiser les technologies, est donc un "agitateur d’idées" et une mine inépuisable d’innovations polyvalentes.

 

Quels seront les points forts de la prochaine édition ?

 

MB : L’innovation, sera toujours et encore en haut de l’affiche. Dans nos domaines d’activité, à forte coloration technologique, que ce soit au niveau de la conception, de la fabrication, jusqu’à la production, le transfert de technologie est le mécanisme principal dans le développement de l’innovation. Dès sa création, Micronora a accordé une place importante à la recherche et à son impact dans le secteur de l’économie. C’est pourquoi le Zoom 2016 sera dédié au transfert de technologie et à l’ingénierie de l’innovation.
Les opportunités de collaborations pour innover, se développer et gagner des marchés seront aussi favorisées grâce à l’organisation des 10es rencontres technologiques européennes, qui se dérouleront les 29 et 30 septembre dans le cadre de Micronora. Un programme de conférences se déroulera également en parallèle du salon. Enfin, le concours des Microns et Nano d’Or, viendra récompenser les innovations les plus emblématiques.
Nous aurons l’occasion de revenir en détail sur tous ces points.

 

Légende photo : Michèle Blondeau, Directeur Général de Micronora. (Source : Ludovic Laude)


1 septembre 2015

L’union fait la force

le microtech avec logo

Le groupe Excamed et l’entreprise VP Plast créent ensemble LE MICROTECH, bureau d’études qui traite aussi bien les micro-applications "métal" que celles "plastique" dans le domaine de la haute précision.

 

Les recettes de l’industrie allemande, qui ont fait leurs preuves, sont souvent regardées avec beaucoup d’attention par les pouvoirs publics français. En effet, au-delà des différences évidentes qui existent entre les deux pays, certains modèles peuvent être transposés de l’autre côté du Rhin. Ainsi, le nombre important d’ETI (entreprises de taille intermédiaire) allemandes, des structures mieux armées pour affronter une concurrence mondiale impitoyable, est un cas d’école.

Les mesures pour favoriser les ETI existantes (dont le nombre est sensiblement moins important qu’outre-Rhin) ou aider les PME à atteindre cette taille critique, se multiplient dans l’Hexagone. A la politique de filières qui soutient les regroupements et le travail avec les grands groupes, s’ajoute une offre d’assurance-crédit spécifique pour pouvoir se développer à l’international. Des efforts qui commencent à porter leurs fruits. L’étude publiée par Bpifrance et la Direction générale des entreprises montre que 43% des ETI françaises interrogées prévoient une hausse de leur chiffre d’affaires en 2015.

 

Les entreprises microtechniques, qui sont dans leur grande majorité des PME, doivent profiter de ces opportunités pour grandir. Et les initiatives ne manquent pas.

Personnalité atypique dotée de la double culture d’ingénieur et de manager, Thierry Bisiaux est à ce titre, un visionnaire. Le président de Cryla et de Micronora, le plus grand salon européen des microtechniques, a décidé de créer le groupe Excamed. "Notre objectif est de faire naître une nouvelle forme d’intelligence collective, une structure spécialisée dans les applications microtechniques et de précision, capable de s’adapter rapidement aux évolutions des marchés et de répondre aux attentes des donneurs d’ordres exigeants dans nos domaines de prédilection", explique cet entrepreneur infatigable.

Usinage, assemblage de précision, surmoulage, R&D microtechnique, prototypage… le groupe pourra ainsi traiter de A à Z des affaires de plus en plus complexes dans les domaines de l’aéronautique, du médical, de l’horlogerie, etc. Doté d’unités industrielles qui interagissent, Excamed sera organisé, grâce à des partenariats et des rachats, autour de trois pôles de compétences : la prospective et la relation marché, le partenariat scientifique et technique pour doper la R&D, la stratégie industrielle. Une feuille de route ambitieuse qui vise à l’horizon 2020 un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros et un effectif de 200 à 300 personnes.

Premier acte : le partenariat avec Frédéric Lamendin, pdg de VP Plast, spécialiste en micro-injection et pièces de précision, un autre entrepreneur de Franche-Comté (voir Micronora Informations 138, page 17). "Nous avons créé ensemble un bureau d’études qui traite aussi bien les micro-applications "métal" que celles "plastique" dans le domaine de la haute précision", confirme Frédéric Lamendin. Baptisé LE MICROTECH et opérationnel à partir du 1er septembre 2015, il comptera des spécialistes de haut niveau, fins connaisseurs des industries intéressées (deux concepteurs à fort potentiel les ont d’ores et déjà rejoints).

 

Légende photo : Frédéric Lamendin, PDG de VP Plast et Thierry Bisiaux, Président Groupe Excamed.


16 juin 2015

Des solutions pour les défis de demain

macron visite daher

Lancée en mai par Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie, la seconde phase de la Nouvelle France Industrielle est une réelle opportunité pour les entreprises microtechniques. Plus pragmatique, le programme passe de 34 plans (dévoilés en septembre 2013 par son prédécesseur Arnaud Montebourg) basés sur le développement d’un produit au développement de "solutions" autour de neuf thèmes clés. Habitués à proposer des solutions globales, les spécialistes de microtechniques seront sans doute intéressés par des thèmes comme la mobilité écologique (véhicule autonome, plans bornes de recharge, etc.), le transport de demain, la confiance numérique (plans nanotechnologies, logiciels et systèmes embarqués, etc.), médecine du futur, économie des données, objets intelligents, ville durable…

"Ces 9 solutions, c’est une façon d’apporter une réponse aux 9 grands défis de l’avenir", a expliqué le ministre à l’occasion de ce lancement lors de sa visite chez l’équipementier Daher à Nantes. Ce programme ambitieux bénéficiera d’une enveloppe budgétaire de 3,4 milliards d’Euros, une somme qui reste disponible dans les investissements d’avenir décidés par le gouvernement et dont 1,5 milliards d’Euros ont été déjà alloués avec les plans Montebourg.

Pourquoi ce changement d’échelle ? "Nous avions des plans qui fonctionnaient en silos", ont répondu les experts de Bercy. Or, en regroupant les projets autour de 9 solutions "défis", le gouvernement pense qu’il sera plus facile de développer des synergies. S’y ajoute un autre avantage : un pilotage plus agile des projets.

Rebaptisé "Industrie du futur", ce programme favorise la modernisation de l’outil de production si vétuste des usines françaises et l’intégration d’Internet dans le "business model" des entreprises. L’État veut financer à ce titre, le diagnostic de 2 000 ETI françaises d’ici à deux ans. Une coopération avec l’Allemagne et son programme Industrie 4.0 est aussi à l’ordre du jour. Vaste programme en perspective…

 

Légende photo : Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, en visite chez Dahler (Source : enews)


6 mai 2015

L’aéronautique, une belle opportunité pour les microtechniques

Connexion symetrique Staubli

Un carnet de commandes rempli à fond pour Airbus avec un plan de charge de ses usines qui s’étale sur plus de dix ans, des avions Rafales plébiscités à l’export, des sous-traitants aéronautiques à la recherche de nouvelles ressources pour répondre aux besoins… L’industrie aéronautique française brille de mille feux et a besoin de nouvelles solutions pour miniaturiser les pièces et les rendre plus légères.

Une bonne opportunité pour les spécialistes de microtechnologies qui sont en première ligne. Après une édition 2014 de Micronora qui a largement fait la part aux solutions aéronautiques grâce aux exposants spécialisés dans ce domaine, certaines de ces entreprises prouveront à nouveau leur savoir-faire au salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget. Du 15 au 21 juin ils seront nombreux à exposer leurs dernières innovations.

Un stand collectif Franche-Comté rassemblera ainsi plusieurs PME représentatives du savoir-faire microtechnique de la région dans le domaine de l’usinage, de l’injection et du surmoulage plastique, etc. : AMTE, Bourquin Décolletage, Createch, Cryla, Gresset et Associés, IDMM, Langel, Mecaplus, Megep, RFPM, Serode, Stainless, UND, VP Plast, Worldplas…

D’autres exposeront sur leur propre stand, comme l’Irepa Laser. Ce centre de transfert technologique, spécialiste des applications du laser, invitera les visiteurs à découvrir sur son stand la fonctionnalisation de surface. Une technologie capable de produire des surfaces super-hydrophobes avec des propriétés autonettoyantes, antigel ou diminution des effets de traîne. Le centre alsacien dispose de trois machines industrielles pour la fabrication additive par dépôt de poudres métalliques. Ce qui qui permet de réaliser des pièces sans limitation de formes, de tailles, ni de poids. Avec des gains de 30% sur le prix de revient et la diminution sensible des délais.

EDM Service s’illustrera dans l’usinage 5 axes du graphite, tandis que Destaco proposera ses solutions polyvalentes et flexibles de positionnement et Galion présentera sa chaine de traitement de surface dotée de douze cuves. Une installation qui permet de tester et qualifier les nouveaux procédés Zn-Ni, OASxx, des finitions trivalentes...

Les spécialistes découvriront également des procédés ou des produits originaux. Comme le Curvpeel mis au point par Lameco qui apporte une meilleure solution aux fixations avec des cales courbes. Parmi ses avantages figurent l’ergonomie, la très grande précision et le gain de temps.

Enfin, Stäubli exposera un raccord symétrique. Compact et léger, il assure une connexion rapide lors des opérations comme l’avitaillement en carburant ou le refroidissement des systèmes électroniques.

 

Une belle promenade microtechnologique en perspective…

 

www.siae.fr
www.ardfc.org/vp-expertise-aero-spatiale-185.html

 

Légende photo : Connexion symétrique mise au point par Stäubli. (Source : Stäubli)


8 avril 2015

Innovation frugale : mythe ou réalité ?

livre innovation frugale

L’effort de R&D représente souvent un fardeau pour les entreprises, surtout pour les PME.
En même temps, l’innovation, principal facteur de réussite sur un marché mondialisé, reste un élément indispensable pour l’industrie française. Peut-on cependant, innover plus en dépensant moins ? Autrement dit, peut-on rendre cet effort "frugal" ?

Oui, répond deux spécialistes indiens, Navi Radjou et Jaideep Prabhu, qui ont détaillé ce concept dans un ouvrage publié en 2013 : "L’innovation Jugaad !".

La démarche a fait tache d’huile et elle est adoptée de plus en plus, même par les grandes entreprises. Comme la Logan, la voiture de Dacia qui constitue l’emblème du low cost, d’autres exemples apparaissent dans tous les domaines. Systèmes complexes qui font appel à de nombreuses solutions mécaniques, électroniques et informatiques, les machines-outils deviennent à leurs tours… frugales. Même le nec plus ultra de l’usinage, le centre d’usinage 5 axes, devient économique.

Ainsi, le constructeur américain Haas en fait la démonstration avec son centre d'usinage universel UMC-750 destiné à l'usinage 3+2 et 5 axes simultanés, une machine qui usine des pièces complexes pour un prix inférieur à 100 000 Euros.
Dans le même domaine, DMG Mori a inventé le concept EcoLine. Son slogan : fonctionnalités hors pair, meilleur prix ! Tout un programme décliné pour le plus grand bonheur des utilisateurs, en tournage et fraisage.

Cette évolution a inspiré les deux auteurs indiens qui poursuivent leur investigation dans un nouvel ouvrage qui vient de paraître : "L’innovation frugale, Comment faire mieux avec moins", éditions Diateino, 380 pages, 23 Euros.
Les lecteurs découvriront comment les grandes entreprises – de Ford à GE en passant par Unilever ou Accor, SNCF et Auchan – ont mis en pratique ce concept…


18 février 2015

MICRONORA 2014, une belle réussite pour un secteur dynamique

micronora zoom micromecatronique Desktop Factory

Micronora a fermé ses portes le 26 septembre 2014 sur un bilan très positif, et confirme une fois de plus sa place de leader international dans le secteur des microtechniques et de la précision.

C’est une édition surprenante qu’ont vécu les exposants et les visiteurs de Micronora. En effet, dans un contexte de crise mondiale, Micronora 2014 a été le reflet d’un marché dynamique et porteur : les microtechniques et la précision.

La vente de machines sur le salon a prouvé que les investissements reprenaient et jamais autant de visiteurs internationaux ont été vus dans les allées du salon. Enfin, l’ensemble des participants ont salué la qualité du zoom sur la micromécatronique et des pièces exceptionnelles qui y ont été vues (coeur artificiel de Carmat, microusine...).



MICRONORA - CS 62125 - 25052 Besançon Cedex - France
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